Sauf improbable retournement de situation, Sabri Lamouchi va être limogé de son poste de sélectionneur de la Tunisie après seulement un match disputé à la Coupe du Monde. Une décision radicale qui fait suite au calvaire absolu vécu par les Aigles de Carthage face à la Suède (5-1).
L’aventure américaine a tourné au cauchemar national en l’espace de quatre-vingt-dix minutes. Pour son entrée en lice dans cette Coupe du Monde 2026, la Tunisie s’est fait laminer par une équipe de Suède impitoyable. Le score final, un cinglant 5 buts à 1, ne laisse aucune place à l’excuse. Sur la pelouse, les Tunisiens ont sombré tactiquement et physiquement, offrant un spectacle douloureux à leurs supporters.
Dans les coulisses et l’hôtel de l’équipe, l’ambiance est devenue électrique. La presse tunisienne n’a pas mâché ses mots quelques heures du désastre, démolissant littéralement les choix du technicien français. Si Sabri Lamouchi a tenté de faire bonne figure en conférence de presse, affirmant qu’il se concentrait déjà sur le choc capital face au Japon, le destin semble en avoir décidé autrement. Le technicien de 54 ans ne devrait jamais fouler la pelouse du stade de Monterrey pour le deuxième match de poule.
Les informations de plusieurs sources confirment les révélations des médias locaux dont Jawhara FM, que les dirigeants du football tunisien ont tranché. La Fédération tunisienne de football s’est réunie en urgence dans la nuit pour sceller le sort de l’ancien milieu de terrain international français.
Nommé en janvier dernier avec la mission de mener un projet à long terme, le natif de Lyon possédait un contrat courant jusqu’en 2028. Il s’apprête pourtant à signer un triste record. Celui d’être limogé après un seul petit match sur le banc dans un Mondial. L’histoire d’amour entamée il y a six mois se terminerait dans le fracas d’une crise institutionnelle.
Khazri pour l’intérim, Kebaier en embuscade
Pour la suite des événements, la panique ne semble pas exclure l’organisation. D’après les indiscrétions de Mosaique FM, un immense défi attend une figure bien connue des supporters. L’ancien capitaine emblématique Wahbi Khazri pourrait être appelé à la rescousse pour assurer un intérim de l’urgence absolue face au Japon. Il aura la lourde tâche de panser les plaies d’un vestiaire traumatisé.
À plus long terme, le successeur sur le banc est lui aussi déjà identifié. Les instances tunisiennes comptent s’appuyer sur une solution interne bien connue des joueurs. L’actuel directeur technique national, Mondher Kebaier, devrait reprendre les rênes de la sélection pour tenter de sauver ce qui peut encore l’être dans ce Mondial nord-américain. Pour Sabri Lamouchi, le réveil est brutal, et le vol retour s’annonce particulièrement solitaire.
Josaphat Mayi


