Lors d’un meeting organisé ce dimanche 14 juin 2026 à Limete, le secrétaire général de l’UDPS, Augustin Kabuya, a vivement mis en cause la coalition de l’opposition C64, qu’il accuse d’avoir recruté et armé des éléments de la milice Mobondo en vue de provoquer des violences lors du sit-in tenu vendredi dernier à Kinshasa.
Devant les militants de son parti, Augustin Kabuya a affirmé que les organisateurs de cette manifestation avaient pour objectif de semer le trouble et d’attaquer certaines institutions publiques, notamment le Palais du Peuple.
Selon lui, des armes blanches, dont des machettes, auraient été distribuées à certains participants afin de mener des actions violentes. Il a également soutenu que des divergences seraient apparues parmi les personnes recrutées, certaines ayant refusé d’exécuter les actes qui leur auraient été demandés.
« Ils voulaient incendier le Palais du Peuple », a déclaré le secrétaire général de l’UDPS, présentant cette thèse comme l’une des principales raisons de l’échec du rassemblement.
Augustin Kabuya a par ailleurs accusé les responsables de la coalition C64 d’avoir fait appel à des individus qu’il a qualifiés de « bandits » dans le but de déstabiliser les institutions du pays. Il a également rejeté les accusations portées contre la Force du Progrès, mouvement proche de l’UDPS, estimant que l’opposition chercherait à manipuler l’opinion publique en attribuant à ses militants la responsabilité des incidents survenus lors de la manifestation.
Au cours de son intervention, le responsable du parti présidentiel a également affirmé que certains leaders de l’opposition, notamment Martin Fayulu, Delly Sesanga et Jean-Marc Kabund, auraient bénéficié de financements provenant d’anciens acteurs politiques, dont Joseph Kabila et Moïse Katumbi, pour organiser cette mobilisation.
Poursuivant ses accusations, Augustin Kabuya a qualifié de « mise en scène » certaines images montrant des opposants blessés après les affrontements. Selon lui, certaines blessures auraient été simulées afin de faire croire à des agressions d’ampleur.
Ces différentes allégations interviennent dans un contexte politique particulièrement tendu, marqué par des versions contradictoires des événements survenus lors du sit-in de l’opposition.
À ce stade, aucune preuve matérielle n’a été rendue publique par Augustin Kabuya pour étayer ces accusations. De leur côté, les responsables de la coalition C64 dénoncent une répression violente de leur manifestation et rejettent toute implication dans des actes de vandalisme ou de violence.
Les circonstances exactes des incidents survenus autour du Palais du Peuple continuent de susciter des débats. Plusieurs observateurs estiment qu’une enquête indépendante et transparente serait nécessaire pour établir les responsabilités et faire toute la lumière sur les faits.
Joëlle Luniongo


