Le rideau est tombé sur la première étape cruciale du processus électoral à la Fédération Congolaise de Football Association (FECOFA). À la clôture du dépôt des candidatures ce mardi tard, ils sont neuf hommes à s’être officiellement lancés dans la course pour succéder au comité de normalisation et prendre les rênes du football national.
L’ambiance était à la fois solennelle et fébrile du côté de l’avenue de la Justice. Jusqu’aux dernières minutes du délai légal, le secrétariat général de la Fédération a vu défiler les mandataires et les candidats, venus sceller leurs ambitions dans le marbre administratif. Le suspense a duré jusqu’au bout de la nuit. C’est précisément à 00h10 que le délégué du neuvième et dernier candidat a franchi les portes du siège de la « Maison du football », marquant la fin officielle de cette phase de réception.
Neuf profils pour un destin commun
La liste des postulants à la présidence révèle un mélange de figures historiques, d’anciens internationaux et de technocrates du sport. Le public retrouvera des noms familiers tels que l’emblématique Chris Shabani Nonda et Jean-Claude Mukanya, mais aussi des personnalités actives dans les sphères sportives et administratives comme Aziz Makukula, Max Mayaka, Didier Masamba, Kévin Issa, Bosco Mwehu, Pathou Mangenda, ainsi que Véron Mosengo.
Cette diversité de profils promet un débat d’idées riche, alors que chaque candidat s’apprête désormais à dévoiler son projet de société. En fait, il ne s’agira pas seulement de séduire par le nom, mais par la viabilité d’un programme capable de sortir le football congolais de sa zone de turbulence. Le compte à rebours est désormais enclenché jusqu’au 20 mai prochain, date fixée pour le scrutin. Ce rendez-vous est perçu par beaucoup comme le plus crucial de la décennie pour l’avenir de la discipline en République Démocratique du Congo.
La responsabilité repose désormais sur les épaules du collège électoral. Présidents d’ententes, délégués des ligues, associations spécialisées et représentants des clubs affiliés auront la lourde tâche de trancher. Dans un climat où les supporters réclament un changement profond, le choix devra être empreint d’objectivité.
Sans doute, l’objectif est d’élire un dirigeant capable de restructurer les championnats nationaux, de redynamiser la formation à la base et de redonner aux Léopards toutes catégories confondues leur lustre d’antan sur l’échiquier africain et mondial.
Après cette étape administrative réussie, place à la campagne électorale. Le terrain de football s’efface temporairement pour laisser place au terrain des idées, avec l’espoir qu’au soir du 20 mai, c’est le football congolais qui sortira grand vainqueur.
Josaphat Mayi


