L’Assemblée nationale a franchi un cap important dans la mise en œuvre de la politique économique du Gouvernement en déclarant recevables deux projets de loi portant ratification d’accords de financement conclus avec la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA).
Présentés et défendus par le Ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, ces textes s’inscrivent dans la dynamique de transformation économique impulsée par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
À l’issue d’un débat jugé constructif, les députés nationaux ont décidé de transmettre ces projets à une commission mixte pour un examen approfondi, préalable à leur adoption définitive.
Des investissements structurants pour les territoires
D’un montant global de 150 millions de dollars américains, ces accords mobilisent plusieurs partenaires, notamment le Fonds international de développement agricole, le Fonds de l’OPEP pour le développement international, le Gouvernement congolais ainsi que la Banque arabe pour le développement économique en Afrique.
Ils s’articulent autour de deux projets structurants :
• Le Programme d’Appui au Développement Rural Inclusif et Résilient (PADRIR), financé à hauteur de 70 millions USD, vise à réduire la pauvreté et à désenclaver plusieurs provinces, notamment le Maniema, la Lomami, le Kasaï-Central et le Kasaï-Oriental. Le projet prévoit la réhabilitation de plus de 980 kilomètres de routes et pistes rurales, dont l’axe stratégique Kindu–Kasongo, ainsi que la construction d’infrastructures sociales de base au bénéfice de plus d’un million de personnes.
• Le Projet d’Implantation des Incubateurs des PME Agricoles (PIIPME), doté de 16 millions USD, ambitionne de stimuler l’entrepreneuriat agricole. Huit incubateurs modernes seront déployés à travers le pays, notamment au Tanganyika, au Nord-Kivu et au Kongo Central, afin d’accompagner les jeunes et les femmes dans la transformation locale des produits agricoles tels que le manioc, le maïs, le café et le cacao.
Une vision axée sur la justice sociale
Dans son intervention, le Ministre des Finances a insisté sur la portée stratégique de ces financements :
« Il ne s’agit pas de simples prêts, mais d’investissements structurants au service de la justice sociale et de la cohésion nationale. »
Ces initiatives visent notamment à réduire la dépendance alimentaire de la République démocratique du Congo, tout en favorisant la croissance économique dans les zones rurales longtemps marginalisées.
Le Gouvernement se dit confiant quant à l’issue du processus parlementaire et espère un examen diligent de ces textes, condition essentielle au déblocage rapide des fonds et à la mise en œuvre effective de ces projets au profit des populations.
Joséphine Mawete


