Après trois semaines d’une attente pesante, la Fédération Sénégalaise de Football (FSF) a enfin reçu les motivations écrites de la CAF. Ce document, pierre angulaire de la procédure, permet aux Lions de la Teranga de saisir officiellement le Tribunal Arbitral du Sport pour contester la victoire marocaine sur tapis vert.
Le feuilleton de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 s’apprête à vivre son ultime chapitre, et celui-ci s’écrira à Lausanne. Selon les informations de la presse française confirmées ce lundi, la Confédération Africaine de Football (CAF) a enfin transmis les fondements juridiques de sa décision à la partie sénégalaise. Un déblocage administratif crucial qui met fin à vingt-et-un jours d’incertitude et ouvre la voie à un arbitrage international.
Au cœur du litige, la décision du jury d’appel de la CAF de déclarer le Maroc vainqueur par forfait (3-0) suite aux incidents et à l’abandon de terrain de l’équipe sénégalaise lors de la finale. Pourtant, le document transmis ce week-end révèle une subtilité juridique étonnante. Si le jury confirme le score technique, il botte en touche concernant les attributs de la victoire, primes, médailles et trophée , estimant que ces éléments ne relèvent pas de sa compétence.
Cette position laisse planer un doute inédit sur le palmarès continental. Depuis ce verdict, le comité exécutif de la CAF s’est emmuré dans un silence prudent, s’abstenant de toute proclamation officielle du vainqueur. Une prudence partagée par le président de la Confédération, qui a récemment déclaré s’en remettre totalement à la décision future du Tribunal Arbitral du Sport (TAS).
Pour la Fédération Sénégalaise de Football, l’enjeu est de laver l’honneur des Lions et contester la sévérité de la sanction imposée sur tapis vert. En saisissant le TAS, le Sénégal espère une lecture plus nuancée des incidents qui ont émaillé cette finale sous haute tension, marquée par des heurts en tribunes et une confusion totale sur la pelouse.
Plus de deux mois après le coup de sifflet final, l’Afrique du football attend toujours de connaître l’identité de son champion 2025. Le TAS, bien qu’il n’a pas encore communiqué de calendrier précis, rendra un verdict final et sans appel.
Cette sentence marquera le point final d’un feuilleton qui aura, quoi qu’il arrive, entaché le prestige de la compétition. Pour le Maroc, il s’agit de confirmer une couronne acquise dans la douleur administrative. Pour le Sénégal, c’est l’ultime espoir de renverser une décision jugée injuste devant la plus haute instance de justice sportive au monde.
Josaphat Mayi


