Le compte à rebours est lancé. Cinquante-deux ans après leur unique participation à la Coupe du monde en 1974, les Léopards de la République démocratique du Congo ne sont plus qu’à 90 minutes d’un retour historique sur la scène mondiale. Ce dimanche 22 mars marque le début officiel du rassemblement de la sélection nationale à Guadalajara, au Mexique, en vue de la finale des barrages intercontinentaux de la Coupe du monde de football 2026.
Anticipant les défis logistiques et climatiques, le staff technique congolais, dirigé par Sébastien Desabre, a déjà pris ses quartiers sur place. L’objectif est clair : permettre aux joueurs de s’acclimater à l’altitude et aux conditions locales avant le choc décisif.
Ce rassemblement en terre mexicaine doit également servir à peaufiner les automatismes et à renforcer la cohésion du groupe. Forts d’un parcours remarquable lors des éliminatoires africains, où ils ont notamment écarté des nations comme le Cameroun et le Nigeria, les Léopards abordent ce rendez-vous avec confiance et ambition.
Si la préparation débute dès ce dimanche, les Congolais devront encore patienter pour connaître leur adversaire. Le billet pour la finale se jouera entre la Jamaïque et la Nouvelle-Calédonie lors de la demi-finale prévue le 26 mars. La Jamaïque, forte de joueurs évoluant dans les grands championnats européens, part avec les faveurs des pronostics, tandis que la Nouvelle-Calédonie tentera de créer la surprise.
Le staff de la RDC sera d’ailleurs présent dans les tribunes de l’Estadio Akron afin d’observer et d’analyser le futur adversaire. Une chose est certaine : la date du mardi 31 mars est déjà gravée dans les esprits. Le coup d’envoi de cette finale décisive sera donné à 22h00, heure de Kinshasa.
Pour Chancel Mbemba et ses coéquipiers, ce rendez-vous dépasse le cadre sportif. Il représente l’aboutissement d’un projet de reconstruction entamé il y a deux ans. Une qualification pour la phase finale de la Coupe du monde serait un symbole fort pour tout un peuple, passionné de football et en quête de fierté nationale.
Josaphat Mayi


