Ce mardi 10 février 2026, l’effervescence est montée d’un cran dans la capitale congolaise. En séjour à Kinshasa depuis le week-end dernier, le champion olympique Tony Yoka a franchi une étape symbolique majeure en visitant le mythique Stade des Martyrs de la Pentecôte.
Accompagné de son père, Victor Yoka, le boxeur franco-congolais semble plus déterminé que jamais à écrire une nouvelle page de la légende du noble art en terre africaine. Accueilli chaleureusement par le directeur du complexe sportif, Ethambe Dadou, Tony Yoka a inspecté les installations de l’arène qui devrait, selon toute vraisemblance, abriter sa revanche tant attendue contre Martin Bakole.
Sur ses réseaux sociaux, le boxeur n’a pas caché son enthousiasme. « Un grand merci au directeur Ethambe Dadou pour l’accueil. », a écrit Yoka.
En fait, le choix du Stade des Martyrs n’est pas anodin. Pour garantir un événement de standard mondial, seule cette enceinte de 80 000 places peut offrir le cadre nécessaire à ce qui s’annonce déjà comme le plus grand combat de boxe en RDC depuis le légendaire Rumble in the Jungle de 1974.
Si le duel contre Bakole cristallise toutes les attentions, la visite de Yoka s’inscrit dans une démarche bien plus profonde. Reçu en audience solennelle ce lundi 9 février par le ministre des Sports et Loisirs, Didier Budimbu, le champion a exposé une vision globale pour la boxe congolaise. D’abord, il veut boucler la boucle en affrontant son rival sur la terre de ses ancêtres.
Puis, Tony Yoka veut la mise en place d’un programme ambitieux de détection et de formation pour les jeunes talents locaux et replacer Kinshasa sur la carte mondiale de la boxe professionnelle.
En s’impliquant personnellement dans l’inspection des infrastructures et en multipliant les échanges avec les autorités sportives, Tony Yoka démontre que ce projet n’est plus une simple rumeur, mais une réalité en marche. Si la date exacte reste à confirmer, le noble art s’apprête à vivre des heures de gloire inédites au cœur de l’Afrique Centrale.
Josaphat Mayi


