L’effervescence était palpable ce lundi 9 février 2026 au cabinet du ministère des Sports et Loisirs. Le patron du sport congolais, Didier Budimbu, a accordé une audience solennelle au champion olympique Tony Yoka. Plus qu’une simple visite de courtoisie, cette rencontre marque un tournant décisif pour le noble art en République Démocratique du Congo.
Accompagné de son père pour ce voyage symbolique sur la terre de ses ancêtres, Tony Yoka n’est pas venu en touriste. Lors de cette rencontre, le sujet qui brûle toutes les lèvres et enflamme les réseaux sociaux depuis ce week-end était au rendez-vous. En fait, Tony Yoka veut Martin Bakole. L’ombre d’un choc titanesque plane désormais sur la capitale congolaise. Loin de se contenter d’un simple encadrement technique des jeunes talents, Yoka a officiellement exprimé son désir d’organiser sa revanche contre le Colosse de Kananga à Kinshasa.
Pour le champion olympique, ce combat représente bien plus qu’une simple ligne sur un palmarès. C’est une dette d’honneur envers le public congolais. Ce duel, s’il se concrétise, est déjà pressenti comme l’événement pugilistique le plus médiatique de l’histoire du pays depuis le mythique Rumble in the Jungle de 1974 entre Mohamed Ali et George Foreman.
Au-delà de l’adrénaline du ring, l’échange avec le Ministre Budimbu a porté sur un projet ambitieux de réinsertion sociale par le sport. L’idée est claire. Utiliser la boxe comme un levier pour offrir un avenir à la jeunesse congolaise.
À l’écoute, Didier Budimbu semble prêt à relever le défi. En recevant Yoka, le ministre confirme sa volonté de faire du sport un moteur de rayonnement international pour la RDC. Ce mariage entre le spectacle mondial et le développement local pourrait bien redonner ses lettres de noblesse à une discipline qui a fait la gloire du pays par le passé.
Jusque-là , Kinshasa retient son souffle. Reverra-t-on bientôt les projecteurs du monde entier braqués sur un ring congolais pour une confrontation historique entre deux fils du pays ? Réponse dans les prochains jours.
Josaphat Mayi


