Dans une prise de parole largement relayée sur les réseaux sociaux, le journaliste Jordan Mayenikini livre un message sans détour à la jeunesse congolaise : sur un marché du travail de plus en plus concurrentiel, le diplôme seul ne suffit plus.
« Aujourd’hui, un bon emploi ne repose plus seulement sur le diplôme, mais sur un ensemble de compétences clés », affirme-t-il, avant de résumer la réalité du recrutement contemporain par une formule percutante : « Relation + Compétence ».
Respect, réseau et responsabilité
Pour Jordan Mayenikini, l’employabilité commence aussi par l’attitude. Il appelle à rompre avec le mépris et la condescendance dans les milieux scolaires, universitaires, religieux et communautaires.
« Il y a peut-être, parmi eux, quelqu’un qui te jettera un gilet de sauvetage le jour où tu seras en train de te noyer dans le fleuve du chômage », avertit-il, avant de lancer, en lingala : « Tika lofundu ya buzoba ! » (cesse l’orgueil inutile).
Les compétences qui font la différence
Dans un monde du travail en mutation rapide, le journaliste dresse une liste claire des compétences devenues incontournables :
• Maîtrise de l’intelligence artificielle (IA), désormais transversale à de nombreux métiers ;
• Anglais professionnel, langue d’accès aux opportunités internationales ;
• Français correct, socle indispensable de communication en RDC ;
• Compétences informatiques : Word, Excel, Google Docs, réseaux sociaux et outils digitaux ;
• Expertise pointue dans un domaine précis — « être le Lionel Messi de sa spécialité » ;
• Réputation irréprochable, notamment sur le plan numérique ;
• Bon comportement : discipline, respect et sens des responsabilités ;
• Capacité d’adaptation, avec une aptitude à apprendre vite et en continu.
Un profil clair pour le marché actuel
Selon Jordan Mayenikini, « un homme employable aujourd’hui est compétent, discipliné, adaptable, communicant, connecté et responsable ». Il met également en garde contre les illusions véhiculées par certains discours motivationnels :
« Arrête de penser que lire Père riche, père pauvre suffit à sortir quelqu’un de la galère. Ça ne suffit pas. Je sais de quoi je parle. »
Un message direct à la jeunesse
En conclusion, le journaliste assume le ton direct de son interpellation « Ndimela nga ! » (crois-moi) et invite les jeunes Congolais à investir sérieusement dans leurs compétences, leur réseau et leur comportement.
Un message qui résonne fortement dans un contexte marqué par le chômage des jeunes en République démocratique du Congo, et qui rappelle que l’employabilité est désormais un équilibre entre savoir-faire, savoir-être et relations humaines.
La rédaction


