Le ministre des Droits humains, Me Samuel Mbemba Kabuya, a procédé, ce jeudi 29 janvier 2026, au lancement officiel de l’atelier d’évaluation et de rédaction du rapport sur la situation des droits humains dans les villes de Goma et de Bukavu, deux zones durement affectées par l’insécurité persistante dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Cette initiative a pour but de documenter, avec rigueur et méthode, les violations des droits fondamentaux commises sur le territoire national, en particulier celles attribuées aux exactions perpétrées par le Rwanda, en violation manifeste du droit international humanitaire.
Un cadre d’analyse pour documenter les violations depuis janvier 2025
Dans son discours d’ouverture, le ministre des Droits humains a salué l’engagement du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour son implication constante dans la promotion et la protection des droits humains, ainsi que la Première ministre Judith Tuluka, pour la mise en œuvre concrète de cette vision au niveau gouvernemental.
Me Samuel Mbemba Kabuya a précisé que les travaux de cet atelier visent à produire un document exhaustif retraçant l’ensemble des violations des droits humains perpétrées à Goma et Bukavu, depuis janvier 2025 jusqu’à ce jour.
Le rapport attendu servira de référence nationale et internationale, tant pour la mémoire collective que pour d’éventuelles démarches diplomatiques, judiciaires et de plaidoyer.
Il a également rappelé que les actes documentés constituent de graves atteintes aux conventions internationales ratifiées par la RDC, notamment en matière de protection des civils en période de conflit armé.
Une mobilisation inclusive des acteurs institutionnels et de la société civile
L’atelier réunit un large éventail d’acteurs engagés dans la défense des droits humains, notamment des experts du ministère des Droits humains, des représentants d’organisations de la société civile, ainsi que d’autres partenaires œuvrant dans la promotion et la protection des libertés fondamentales en République démocratique du Congo.
Les travaux enregistrent également la participation de personnalités clés du secteur, dont le président de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), le vice-ministre de l’Intérieur, le président de l’ONG Nouvelle Société civile, ainsi que le délégué de l’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ), témoignant de l’importance stratégique accordée à cette démarche.
Prévu pour une durée de dix jours, soit du 29 janvier au 7 février 2026, cet atelier devrait aboutir à un rapport consolidé, destiné à renforcer la visibilité des souffrances des populations de l’Est du pays et à soutenir les efforts du Gouvernement dans la défense de la souveraineté nationale et des droits humains.
Lydia Mangala


