La capitale de la République démocratique du Congo a été frappée par de fortes pluies les mercredi 14 et jeudi 15 janvier 2026, entraînant d’importantes perturbations de la circulation et du quotidien des habitants.
Des pluies diluviennes aux conséquences immédiates
Les précipitations, qualifiées de diluviennes par de nombreux témoins, ont transformé plusieurs axes routiers majeurs en véritables bourbiers et étendues d’eau stagnante.
L’avenue de la Libération, située dans la commune de Bandalungwa, figure parmi les zones les plus touchées.Sur cet axe stratégique, les automobilistes ont fait état de ralentissements extrêmes.
Des trajets habituellement effectués en une quinzaine de minutes ont parfois duré plus d’une heure. La boue, mêlée aux eaux de ruissellement, a rendu la circulation presque impraticable, contraignant certains usagers à abandonner leurs véhicules ou à poursuivre leur chemin à pied.
La saison des pluies en République démocratique du Congo s’étend généralement de septembre à mai. Kinshasa, soumise à un climat tropical humide, est régulièrement exposée à des averses intenses. Toutefois, l’urbanisation rapide et les insuffisances persistantes des infrastructures de drainage accentuent l’impact de ces épisodes pluvieux, transformant des pluies ordinaires en véritables crises urbaines.
L’absence de dispositifs de drainage provisoires sur certains chantiers en cours, notamment sur l’avenue de la Libération, est pointée du doigt par plusieurs usagers comme un facteur aggravant de la situation.
Un appel pressant à la modernisation des infrastructures
Ces événements mettent une nouvelle fois en lumière la vulnérabilité des infrastructures urbaines de Kinshasa face aux aléas climatiques.
Les témoignages recueillis soulignent l’urgence d’accélérer les travaux de réhabilitation des routes, mais surtout de concevoir et de mettre en œuvre des systèmes de drainage efficaces, adaptés à l’ampleur des précipitations.
Habitués aux difficultés liées à la saison des pluies, les Kinois appellent désormais à une action plus coordonnée et anticipative des autorités, afin de limiter les conséquences de ces intempéries sur la mobilité, l’économie et la qualité de vie urbaine.
La résilience de la capitale face à ces défis récurrents dépendra largement de la modernisation de ses infrastructures et d’une meilleure planification urbaine.
Joëlle Luniongo


