Grande nouvelle pour la capitale congolaise. Le Ministre provincial de la Santé, Patricien Gongo Abakazi, a signé une note circulaire interdisant désormais l’exposition des denrées alimentaires à l’air libre.
Cette décision, prise sous l’impulsion du Gouverneur de la ville de Kinshasa, vise à protéger la santé publique et à renforcer les règles d’hygiène dans les marchés et espaces de vente.
Selon le communiqué, les vendeurs disposent d’un délai d’un mois pour se conformer à cette mesure, soit jusqu’au 30 octobre 2025, date marquant la fin de la période de sensibilisation.
Passé ce délai, les autorités procéderont à l’application stricte de la réglementation.
Un enjeu de santé publique

Cette interdiction répond à un constat alarmant sur l’exposition à l’air libre de produits alimentaires, qu’il s’agisse de viandes, poissons, fruits, légumes ou autres denrées de première nécessité, expose la population à des risques sanitaires importants.
Poussières, microbes, pollution urbaine et conditions climatiques dégradent la qualité des aliments et favorisent la propagation de maladies.
Patricien Gongo a rappelé que la protection de la santé de la population passe aussi par des habitudes de consommation sûres et par le respect de normes d’hygiène dans la manipulation et la vente des produits alimentaires.
Responsabiliser les vendeurs et protéger les consommateurs
Les commerçants sont donc appelés à adopter de nouvelles pratiques telles que.:
– Utiliser des vitrines, réfrigérateurs ou dispositifs de protection adaptés ;
– Maintenir des conditions d’hygiène rigoureuses sur les lieux de vente ;
– Éviter toute manipulation susceptible de contaminer les denrées.
Pour les autorités, cette réforme représente une étape vers un assainissement durable de l’environnement urbain et une meilleure protection des consommateurs.
Vers un changement durable des pratiques
Si certains vendeurs estiment que la mise en place de ces normes représente un défi logistique et financier, d’autres y voient une opportunité de professionnaliser le commerce alimentaire et de regagner la confiance des consommateurs.
À partir du 31 octobre, la vigilance sera de mise et les contrevenants s’exposent à des sanctions administratives.
Lydia Mangala


