Kinshasa, 23 septembre 2025, le sénateur Jean Bamanisa Saïdi met en garde contre les conséquences dramatiques d’une urbanisation non maîtrisée, notamment l’absence ou la mauvaise conception des réseaux de drainage.
« Un simple filet d’eau de pluie mal orienté peut provoquer des érosions dévastatrices, emporter des habitations et générer des coûts de réparation se chiffrant en millions de dollars », a-t-il prévenu.
Des recommandations claires pour une urbanisation durable
L’élu plaide pour une urbanisation rigoureuse, appuyée sur des bases techniques solides. Ses priorités portent sur :
• La réalisation d’études préalables dans les zones à bâtir ;
• La mise en place de réseaux de drainage viables comprenant collecteurs, fossés, bassins de décantation et autres infrastructures adaptées.
Un système de drainage efficace permet de prévenir les inondations, protéger les habitations et infrastructures, réduire la pollution des sols et des eaux, tout en contribuant à l’alimentation des nappes phréatiques.
Les composantes d’un drainage efficace

Selon le sénateur, un dispositif complet doit intégrer :
1. Le transport des eaux pluviales : tuyaux en PVC ou en béton armé, fossés aménagés, ponceaux, traversées routières et, si nécessaire, des pompes élévatoires dans les zones à faible pente.
2. L’infiltration et la rétention : tranchées et puits infiltrants, noues végétalisées, bassins temporaires ou permanents.
Une planification adaptée aux réalités locales
Jean Bamanisa insiste sur la nécessité de dimensionner les systèmes de drainage en tenant compte de la pluviométrie, de la topographie et de la nature des sols. Il recommande également une gestion à la source, visant à reproduire le cycle naturel de l’eau (infiltration, rétention, évaporation).
Des solutions basées sur la nature
Pour minimiser les impacts environnementaux, il encourage l’intégration de solutions vertes dans les aménagements urbains, telles que les toits végétalisés, les noues engazonnées, les bassins naturels ou encore la végétalisation des espaces urbains.
En conclusion, le sénateur appelle à une planification urbaine rigoureuse et durable, afin d’éviter que les villes congolaises ne se développent « sur du sable », au détriment de la sécurité des populations et de la résilience des infrastructures.
Joséphine Mawete


