Le Président de la République démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, est arrivé le dimanche 21 septembre 2025 à New York, aux premières heures de la matinée, pour participer à la 80e session de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies (ONU).
Il est accompagné de la Première Dame Denise Nyakeru et de plusieurs ministres sectoriels.
Cette édition, baptisée « UNGA80 », marque les 80 ans d’existence de l’ONU. Elle s’ouvre ce lundi 22 septembre par une série d’événements commémoratifs autour du thème : « Mieux ensemble : plus de 80 ans au service de la paix, du développement et des droits humains ».
Un agenda diplomatique chargé pour Félix Tshisekedi
Désigné vice-président de l’Assemblée générale de cette année, Félix Tshisekedi occupera une position de choix dans le déroulement des travaux.
En plus de pouvoir remplacer la Présidente en cas d’absence ou de présider certaines commissions, il s’exprimera mardi 23 septembre, vers 14 heures (19 heures de Kinshasa), lors de la deuxième session de l’après-midi.
Le Chef de l’État congolais profitera de ce rendez-vous pour défendre les avancées diplomatiques obtenues en faveur de son pays et intensifier son plaidoyer international pour la reconnaissance du Génocost congolais.
À ce titre, il présidera dès ce lundi 22 septembre 2025 une grande activité avec le Fonds national de réparation des victimes de violences sexuelles liées aux conflits et des victimes des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité (Fonarev).
Un contexte mondial sous tensions
La 80e session de l’ONU se déroule dans un climat marqué par des tensions géopolitiques, des crises sécuritaires et une remise en cause du multilatéralisme.
Plus de 193 États membres et deux délégations d’observateurs prendront la parole durant le débat général, prévu du 23 au 28 septembre. Traditionnellement, le Brésil ouvrira la série d’interventions, suivi des États-Unis, pays hôte.
La nouvelle Présidente de l’Assemblée générale, l’Allemande Annalena Baerbock, cinquième femme à occuper ce poste en 80 ans, dirigera les travaux sous le thème : « Meilleurs ensemble : 80 ans et plus pour la paix, le développement et les droits humains ».
Les grandes thématiques au cœur des débats
De nombreux sujets majeurs figureront à l’agenda :
– Le conflit israélo-palestinien : alors que la solution à deux États semble plus lointaine que jamais, une conférence internationale se tiendra ce lundi 22 septembre pour relancer les discussions.
– L’égalité des genres : 30 ans après la Déclaration de Beijing, les dirigeants débattront du programme Beijing+30 afin de renforcer les droits des femmes et des filles face aux reculs constatés.
– La crise climatique : un sommet prévu le mercredi 24 septembre permettra aux pays de présenter leurs nouvelles contributions déterminées au niveau national (CDN) avant la COP30 prévue au Brésil en novembre.
– L’intelligence artificielle : le jeudi 25 septembre, les dirigeants chercheront à définir un cadre de gouvernance inclusif pour encadrer les opportunités et risques liés à l’IA.
D’autres rendez-vous de haut niveau
Plusieurs rencontres parallèles enrichiront cette semaine diplomatique, notamment :
– La commémoration du 80e anniversaire de l’ONU, ce lundi 22 septembre ;
– Le Sommet pour une économie mondiale durable et résiliente le mercredi 24 septembre ;
– Une réunion sur la prévention des maladies non transmissibles et la santé mentale le jeudi 25 septembre ;
– La commémoration des 30 ans du Programme d’action mondial pour la jeunesse le jeudi 25 septembre ;
– La Journée internationale pour l’élimination totale des armes nucléaires le jeudi 25 septembre.
Une tribune pour le Congo
Au-delà de son rôle institutionnel, Félix Tshisekedi saisira cette tribune mondiale pour renforcer la voix de la RDC face aux défis de paix, de sécurité et de justice internationale.
Dans un monde en pleine mutation, sa participation illustre l’ambition congolaise d’être un acteur influent sur les grandes questions planétaires.
Lydia Mangala


