Madame Mélissa Sharufa, figure engagée dans le débat public, a lancé ce mardi un plaidoyer sur son compte X (ex-Twitter) appelant les ambassades partenaires de la République démocratique du Congo (RDC) à revoir les modalités de traitement des demandes de visas.
Dans son message, elle dénonce des démarches devenues « épuisantes », marquées par la rareté des rendez-vous, l’aléa dans le traitement des dossiers et l’absence de distinction entre les profils des demandeurs. Selon elle, cette situation entraîne « stress, perte de temps et d’argent », transformant la demande de visa en « véritable parcours du combattant » pour les Congolais dépourvus d’interventions ou de réseaux.
Mélissa Sharufa propose des mesures adaptées pour des cas spécifiques. Elle suggère que les institutions publiques puissent transmettre régulièrement les listes de leurs agents appelés à voyager afin de faciliter leur prise en charge par les chancelleries. Pour les patients nécessitant des soins à l’étranger, elle recommande l’élargissement du nombre d’hôpitaux congolais habilités à délivrer des certificats médicaux reconnus par les ambassades. Concernant les enfants de parents déjà détenteurs de visas, elle estime que des procédures simplifiées devraient être mises en place, les informations essentielles étant facilement vérifiables.
Elle s’interroge également sur la pertinence du volet « tourisme » dans les formulaires de demande, considérant que celui-ci aboutit presque systématiquement à un refus.
« Si cette option mène directement à un rejet, autant mieux la retirer », a-t-elle déclaré.
À travers ce plaidoyer, Madame Sharufa appelle à « une meilleure considération » et à une approche plus « humaine et pragmatique » des ambassades vis-à-vis des Congolais. Son message interpelle aussi bien le ministère congolais des Affaires étrangères que la Primature, régulièrement interpellés par les citoyens sur la question des visas.
Joséphine Mawete


