L’amphithéâtre de Silikin Village a accueilli, ce vendredi 28 mars 2025, une édition marquante des Rendez-Vous Pluri’Elles, un Talk-show interactif, riche en témoignages sincères et échanges spontanés. Cela, dans un atmosphère détendue, bienveillante et mise en place pour rassembler et dynamiser l’écosystème entrepreneurial en RDC. Le tout, dans un scénario de match de football avec un arbitre pour la gestion de cette rencontre sportive puisque selon les organisateurs, l’entrepreneuriat est comme un match des football.
Étudiants, jeunes entrepreneurs, femmes entrepreneures, CEOs, coachs business, investisseurs, mentors, Médias, partenaires institutionnels et sponsors, tous ont pris part à un après-midi riche en émotions, en échanges vrais et en connexions puissantes.
Organisé par Pluri’Elles, un cercle d’affaires dédié à l’entrepreneuriat féminin, ce rendez-vous a été, au-delà des simples moments de lecture des discours formatés, un espace de vérité, où réussites et échecs sont partagés sans fard, sans tabous et cela, en stimulant une conversation intergénérationnelle authentique et en favorisant la rencontre entre différents acteurs de l’entrepreneuriat, du formel comme de l’informel.
Une première mi-temps axée sur les réalités du terrain

Dès les premières interventions, un fil rouge s’est imposé : l’entrepreneuriat est un jeu où chacun doit trouver sa place. Madame Marcelline Kaozi, présidente de Pluri’Elles, a ouvert les échanges avec une analogie frappante :
« Le monde de l’entrepreneuriat, c’est comme le football. Une équipe, une stratégie, des décisions. Ici, il n’y a pas de spectateurs, juste des joueurs. Alors, qui est prêt à jouer ? »
De ce fait, ces mots ont donné un go à la suite de l’après-midi, qui a connu la participation des Coach Henri Ileka Sana et Alexandra Kizizie, Directrice générale d’Elyonis Group, qui a redéfini l’acte d’entreprendre comme le fait de mener une activité qui crée de la valeur, pour soi et pour les autres, en soulignant que c’est avant tout une question de mindset.
Dans la suite, Florida Ngoma, accompagnatrice de dirigeantes, a insisté sur la responsabilité sociale de l’entrepreneur.
Les sponsors : des figures stratégiques du jeu entrepreneurial

Si les entrepreneurs sont les joueurs sur le terrain, les sponsors sont les présidents de club, ceux qui donnent l’impulsion stratégique et les moyens d’avancer.
Olivier Ngyala Nswele, spécialiste en marketing et en vente, a rappelé le rôle des assurances dans la gestion des risques.
« L’assurance est un levier essentiel pour tout entrepreneur. Sans protection contre les aléas, les pertes peuvent être irréversibles. », a-t-il souligné.
Dans le même esprit, Garro Nanikian de Connex Africa a mis en lumière l’importance de la logistique et de la préparation administrative.
Pour lui, une entreprise bien accompagnée sur le plan logistique et douanier est une entreprise qui avance plus vite et plus sereinement.
Directrice pôle commercial B2B de Orange RDC, Cécile Mvioki Binda a dévoilé les différentes solutions offertes par Orange pour soutenir l’entrepreneuriat, en faisant une mention importante aux kits solaires et l’accompagnement aux startups à travers Orange Digital Center.
Une seconde mi-temps sous le signe de l’audace et de l’adaptation

Après une première partie riche en échanges, la seconde phase de l’événement a mis en avant des témoignages d’entrepreneurs ayant su transformer l’échec en opportunité.
La Coach Alexandra Kizizie a livré une réflexion puissante sur la perception du risque et de l’échec en ces mots:
« Le risque est une porte d’entrée vers l’opportunité. L’échec, quant à lui, n’est pas une fin mais une leçon. Ce que nous en faisons détermine notre avenir. », a-t-elle déclaré.
Un message renforcé par le Coach Eugène Kandolo qui a souligné l’importance de l’adaptation comme dans un match, en martelant sur le fait que tout peut arriver.
Pour un moment de partage d’expériences, Laurie Kamuyi, entrepreneure dans le secteur de l’environnement et fondatrice de BelKin, a partagé un parcours impressionnant lié à sa motivation de création de son entreprise.
« Je suis la seule Congolaise à avoir connu une interpellation à cause de la gestion des déchets en Corée du Sud. À mon retour en RDC, j’ai créé une entreprise sans Aujourd’hui, j’ai créé une entreprise qui emploie 65 personnes et transforme les déchets en opportunités économiques. », a-t-elle déclaré.
L’accès au financement : un enjeu clé pour les entrepreneurs

Au cœur des préoccupations, la question du financement a suscité des échanges intenses. Laetitia Korangi, Responsable des relations PME d’Ecobank a insisté sur l’importance de la formalisation des entreprises.
« Pour accéder aux financements, il faut être structuré. La banque analyse la capacité de remboursement à travers un journal de caisse bien tenu. », a-t-elle indiqué.
Tout en présentant Ellever, un produit bancaire dédié aux femmes entrepreneures et aux entreprises intégrant au moins 30 % de femmes dans leur effectif.
Un événement marquant et porteur de transformations

Les Rendez-vous Pluri’Elles 2025 ont été bien plus qu’un simple événement entrepreneurial. Cette rencontre a permis d’éclairer des zones d’ombre, de briser les tabous et d’encourager une nouvelle génération à oser et à se lancer.
Les participants ont témoigné leur satisfaction pour l’organisation de cet événement.
À entendre le Directeur Général du Fonds Spécial pour la Promotion de l’entrepreneuriat et l’emploi de Jeunes, FSPEEJ, Joseph Mbuji Mukendi, qui s’est confié à ZolaNews.net, un message fort a résonné dans la salle.
« Aujourd’hui, nous étions au bon endroit pour parler de transformation, d’orientation et de motivation. Ce genre d’initiative doit se répéter, car elle façonne des vies et impacte nos communautés. », a-t-il fait savoir.
Des jeunes venus de partout, n’ont pas manqué l’occasion de remercier les organisateurs pour cette initiative avant d’appeler à sa pérennisation.
Pour madame Marceline Kaozi, Présidente de Pluri’Elles, cette première rencontre Des Rendez-vous Pluri’Elles avec les jeunes était une réponse qui est arrivée après plusieurs préoccupations posées, un véritable cas d’école qui ouvrira la porte à d’autres rencontres, avec des formats plus grands.
Joséphine Mawete


