La République démocratique du Congo franchit une étape majeure dans la réforme de sa gestion des terres. Réuni ce vendredi 12 juin 2026 lors de sa 91ᵉ réunion, sous la présidence du Chef de l’État, Félix Tshisekedi, le Conseil des ministres a adopté le Plan Foncier National (PFN) couvrant la période 2026-2040.
Porté par la ministre des Affaires foncières, O’Neige N’Sele, ce nouvel instrument stratégique s’inscrit dans le cadre de l’article 181-2 de la Loi n°25/062 du 30 décembre 2025 relative à la réforme foncière.
Selon les informations issues du Conseil, le Plan Foncier National vise à corriger les faiblesses structurelles du système actuel, longtemps marqué par des approches dispersées, parfois incohérentes et peu planifiées.
Le PFN ambitionne ainsi d’instaurer une gouvernance foncière plus intégrée, rigoureuse et harmonisée à l’échelle nationale, en mettant fin à l’improvisation dans la gestion des terres.
Conçu comme un document de planification à long terme, le Plan Foncier National définit les orientations de la politique foncière de l’État congolais jusqu’en 2040. Il transforme les objectifs de la réforme en actions concrètes, mesurables et planifiées, destinées à être mises en œuvre progressivement sur le terrain.
Les autorités présentent ce plan comme un outil de référence destiné à encadrer toutes les interventions publiques dans le secteur foncier, tout en améliorant la coordination entre les différentes institutions concernées.
Le gouvernement présente le PFN comme un instrument stratégique de développement national. Il est appelé à jouer un rôle central dans plusieurs domaines clés, notamment la paix sociale, la sécurité juridique des terres, l’équité dans l’accès au foncier, ainsi que l’attractivité économique du pays.
L’exécutif estime également que la mise en œuvre de ce plan devrait contribuer à renforcer le développement durable et à réduire les conflits liés à la terre, souvent sources de tensions dans plusieurs régions du pays.

Avec l’adoption du Plan Foncier National, les autorités congolaises entendent poser les bases d’une transformation profonde du secteur foncier, considéré comme un pilier essentiel du développement économique et de la stabilité nationale.
Ce nouveau cadre stratégique marque ainsi une volonté affichée de passer d’une gestion réactive à une planification anticipée et structurée du foncier en République démocratique du Congo.
Lydia Mangala


