Alors que la FIFA a officiellement dévoilé, ce jeudi 9 avril, la liste des officiels retenus pour la Coupe du Monde 2026, un nom brille par son absence : celui de Jean-Jacques Ndala Ngambo. Pressenti comme l’un des fers de lance de l’arbitrage africain pour ce rendez-vous historique en Amérique du Nord, l’arbitre international congolais ne figure pas parmi les heureux élus de la « Team One ».
C’est un véritable coup de tonnerre pour celui qui incarne l’excellence du sifflet en République démocratique du Congo. La liste publiée par l’instance faîtière du football mondial comprend 52 arbitres centraux, 88 assistants et 30 arbitres vidéo (VAR), représentant 50 associations membres. Si ce contingent est le plus important de l’histoire pour couvrir les 104 matchs de cette compétition à 48 équipes, il se fera sans le natif de Lubumbashi.
L’incompréhension est d’autant plus grande que le parcours récent de Jean-Jacques Ndala plaidait largement en sa faveur. Sa montée en puissance sur la scène internationale semblait tracer une voie royale vers les États-Unis, le Canada et le Mexique. Il y a quelques mois encore, il portait haut les couleurs de l’arbitrage congolais lors de la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA aux États-Unis.
Plus impressionnant encore, lors de la dernière Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025 au Maroc, la Confédération africaine de football (CAF) lui avait témoigné une confiance absolue. Désigné pour diriger le match d’ouverture, il avait couronné sa compétition en officiant lors de la grande finale opposant le Sénégal au Maroc. Une prestation saluée par les observateurs pour son autorité et sa justesse technique.
La rigueur implacable de la « Team One »
Pour Pierluigi Collina, président de la Commission des arbitres de la FIFA, le choix des officiels répond à une exigence de régularité extrême.
« Les arbitres retenus sont les meilleurs au monde. Ils ont été choisis au terme d’un processus rigoureux étalé sur trois ans », a-t-il précisé.
Ces officiels ont été suivis lors de séminaires intensifs et évalués sur leurs performances en compétitions nationales et internationales.
Le patron de l’arbitrage mondial a également souligné que l’objectif est d’amener les officiels dans une condition physique et psychologique optimale à leur camp de base de Miami, dès le 31 mai prochain.
Malheureusement, malgré ses états de service remarquables lors des grands rendez-vous continentaux, le profil de Ndala n’a pas été retenu pour cette ultime étape du processus de sélection.
L’absence de Jean-Jacques Ndala constitue un revers pour l’arbitrage de la RDC, qui espérait voir son représentant le plus capé officier sur la plus grande scène du football mondial. Si la qualité de ses prestations n’est pas remise en cause, cette décision rappelle la concurrence féroce et les critères de sélection drastiques imposés par la FIFA, où la moindre variation dans les évaluations peut s’avérer déterminante.
Alors que les 170 officiels sélectionnés s’apprêtent à entamer leur préparation finale, le sifflet congolais devra, quant à lui, digérer cette déception et se tourner vers les prochaines échéances internationales pour prouver, une fois de plus, qu’il a sa place parmi l’élite mondiale.
Josaphat Mayi


