Le réseau de télécommunications Vodacom a fortement été perturbé, ce lundi 26 janvier 2026, dans plusieurs territoires de l’Est de la République démocratique du Congo, à la suite d’une intrusion d’hommes armés dans un centre technique stratégique de l’opérateur à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu.
Selon les informations communiquées par Vodacom Congo (RDC) S.A, des individus armés ont pris le contrôle du centre de commutation mobile de Goma, un site névralgique assurant la gestion des appels, des SMS, des services internet ainsi que des transactions financières via M-Pesa. Cette intrusion a entraîné la perte de la supervision et du contrôle du réseau dans cette zone, affectant lourdement les communications.
Dans un communiqué de presse rendu public, l’opérateur précise que l’ensemble des services voix, SMS, données mobiles et M-Pesa, est indisponible dans plusieurs zones de l’Est du pays.
« Il n’y a plus de communication avec Goma », indiquent des sources techniques, soulignant l’ampleur de la perturbation.
Cette situation impacte non seulement les abonnés particuliers, mais également les activités économiques, les services financiers mobiles et la coordination des actions humanitaires et administratives dans une région déjà fragilisée par l’insécurité.
Vodacom Congo a présenté ses excuses à sa clientèle et au public pour ce désagrément, qu’elle qualifie d’événement indépendant de sa volonté. L’entreprise rassure néanmoins que ses équipes techniques sont pleinement mobilisées afin de rétablir les services dans les meilleurs délais possibles.
« Nos équipes travaillent activement pour remédier à la situation », précise le communiqué, sans toutefois avancer de délai précis pour la normalisation du réseau.
Alors que les communications restent coupées avec Goma et plusieurs territoires environnants, cet incident expose la vulnérabilité des infrastructures stratégiques dans les zones affectées par l’insécurité à l’Est de la RDC, où les télécommunications constituent un levier essentiel pour la sécurité, l’économie et la vie quotidienne des populations.

Lydia Mangala


