À l’occasion de la Journée internationale de l’éducation, la République démocratique du Congo a réaffirmé son attachement au droit à l’éducation, en particulier dans les contextes de crise qui fragilisent durablement l’avenir de millions d’enfants.
Dans un pays marqué par les conflits armés, les déplacements forcés de populations et les urgences humanitaires récurrentes, l’école demeure un pilier essentiel de protection, d’apprentissage et d’espoir.
S’exprimant au nom du ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, la Directrice-cheffe de service de la Direction de l’Éducation à la Vie Courante (DEVC), Christelle Nsambu Vuvu, a insisté sur la nécessité de considérer l’éducation en situations d’urgence comme une priorité nationale et un investissement stratégique pour le développement du pays.
L’éducation, un rempart face aux crises et à la vulnérabilité des enfants
Dans son intervention, Madame Christelle Nsambu Vuvu a rappelé que des millions d’enfants congolais voient leur parcours scolaire interrompu ou compromis par l’insécurité, les déplacements de populations et la précarité des conditions de vie.
Pourtant, même dans les contextes les plus fragiles, l’école conserve un rôle fondamental. Elle constitue un espace protecteur où les enfants peuvent retrouver un cadre structurant, se reconstruire psychologiquement et acquérir des compétences essentielles pour leur avenir.
Elle a souligné que l’éducation en situations d’urgence ne répond pas uniquement à un impératif humanitaire, elle permet de sauver des vies, de prévenir le recrutement et l’exploitation des enfants, et de préserver le capital humain de la nation.
À ce titre, l’éducation apparaît comme un véritable rempart contre la violence, l’exclusion sociale et la perte de repères, tout en favorisant la résilience individuelle et communautaire.
Un appel à l’engagement collectif pour une éducation inclusive et protectrice
Profitant de la Journée internationale de l’éducation, la Directrice-cheffe de service de la DEVC a lancé un appel fort au Gouvernement, aux partenaires techniques et financiers, à la société civile ainsi qu’aux médias, afin de renforcer les investissements en faveur d’une éducation inclusive, sûre et de qualité, y compris en période de crise. Selon elle, l’accès à l’éducation ne peut être garanti sans un engagement collectif et coordonné de l’ensemble des acteurs.
« Il ne peut y avoir de développement durable sans éducation, ni d’éducation efficace sans un environnement protecteur », a insisté Christelle Nsambu, rappelant que la protection de l’enfant et la continuité des apprentissages relèvent d’une responsabilité partagée.
En ce sens, le ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté réaffirme sa volonté de placer l’enfant congolais au cœur des politiques publiques, faisant de l’éducation un pilier de la nouvelle citoyenneté, de la résilience communautaire et du progrès social en République démocratique du Congo.
La RDC renouvelle son engagement à faire de l’éducation, même en situations d’urgence, un levier essentiel pour bâtir un avenir plus stable, équitable et porteur d’espoir pour les générations présentes et futures.
Lydia Mangala


