La présidente de l’organisation Femmes d’Exception, Lydie Omanga, est montée au créneau pour dénoncer des propos qu’elle qualifie de « sexistes » tenus par le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso, à l’endroit d’une députée nationale.
Dans une déclaration publiée ce lundi 19 mai 2026 depuis Abidjan, où elle affirme se trouver « en mission de service », Lydie Omanga dit avoir été choquée par une vidéo montrant le responsable de la chambre basse s’exprimant de manière jugée déplacée envers une élue nationale.
« Devons-nous rappeler que l’Assemblée nationale est le temple de la loi et de la République ? Que ceux qui la dirigent ont le devoir d’incarner, par leurs paroles comme par leur comportement, les valeurs d’égalité, de respect et de dignité humaine ? », s’est-elle interrogée.
Pour la présidente de Femmes d’Exception, les propos tenus dans l’hémicycle sont incompatibles avec les exigences éthiques et républicaines attachées aux fonctions institutionnelles.
« Je suis profondément préoccupée de voir le vice-président d’une institution chargée de voter les lois adopter, au sein même de l’hémicycle, des propos et des attitudes contraires aux principes de respect et de dignité que ces mêmes lois sont censées protéger », a-t-elle déclaré.
Lydie Omanga estime également que ce type de comportement contribue à fragiliser la place des femmes dans la sphère politique et publique.
« Lorsqu’une femme élue est commentée sur son physique plutôt que sur sa contribution, cela envoie un mauvais signal à toutes celles qui s’engagent en politique et dans la vie publique », a-t-elle dénoncé.
Dans son message, elle appelle à une « tolérance zéro » face au sexisme dans les institutions et insiste sur la nécessité pour les responsables publics de faire preuve d’exemplarité dans leurs prises de parole.
« Le leadership ne se mesure ni au titre ni à la fonction, mais aussi à la qualité des mots employés et au respect manifesté envers les autres », a soutenu Lydie Omanga, estimant que « le respect des femmes dans l’espace public et institutionnel doit demeurer une exigence collective non négociable ».
Cette réaction intervient alors que les questions liées au respect de la femme, à la représentation féminine et à la lutte contre les violences verbales et symboliques dans les institutions publiques occupent une place croissante dans le débat public en République démocratique du Congo.
Joséphine Mawete


