La République démocratique du Congo entend accélérer le développement de sa filière cacaoyère grâce à un partenariat renforcé avec la Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de cacao. Cette ambition a été au cœur d’une réunion stratégique tenue le jeudi 4 juin 2026 à Abidjan entre le ministre congolais du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, et son homologue ivoirien, Bruno Nabagné Koné.
Cette rencontre intervient quelques jours après la signature par la RDC, le mardi 2 juin dernier à Abidjan, de l’Accord international sur le cacao (ICCO), une adhésion qui ouvre de nouvelles perspectives pour le secteur cacaoyer congolais.
Au cours des échanges, les deux parties ont convenu de renforcer leur collaboration afin de permettre à la RDC de bénéficier de l’expertise ivoirienne dans l’organisation des coopératives de producteurs, l’amélioration de la production et la valorisation de la chaîne de valeur du cacao.
L’objectif est de tirer profit de l’expérience développée par la Côte d’Ivoire au fil des décennies pour structurer davantage la filière congolaise et accroître sa compétitivité sur les marchés internationaux.
Les discussions ont également porté sur la nécessité de fédérer davantage de pays producteurs africains autour d’une vision commune visant à renforcer le poids du continent dans l’industrie mondiale du cacao. Cette stratégie passe notamment par la diversification des débouchés commerciaux et la recherche de nouveaux marchés pour les produits issus du cacao africain.
Pour le ministre Julien Paluku, la concrétisation de cette ambition nécessitera une approche gouvernementale coordonnée impliquant plusieurs secteurs clés. Il a souligné l’importance d’une synergie entre les ministères de l’Agriculture, du Développement rural, de l’Industrie, de l’Énergie, des Finances, de l’Économie nationale et du Commerce extérieur afin d’assurer le développement durable de la filière.
Lors de cette rencontre, le ministre congolais a également officiellement informé les autorités ivoiriennes de l’adhésion de la RDC à l’Accord international sur le cacao, une démarche qui marque la volonté du pays de jouer un rôle plus actif dans la gouvernance mondiale du secteur.
À travers ce rapprochement avec la Côte d’Ivoire, la RDC ambitionne non seulement d’améliorer la production et la transformation locale du cacao, mais aussi de faire de cette culture un véritable levier de diversification économique et de création de richesses au profit des producteurs congolais.
Lydia Mangala


