Pour son premier test de préparation en vue du Mondial 2026, l’équipe de France a trébuché ce jeudi soir face à une Côte d’Ivoire transfigurée et tactiquement impitoyable. Menés au score juste avant la pause, les hommes d’Emerse Faé ont finalement renversé les Bleus (2-1) grâce à une seconde période de haute intensité.
Le hold-up parfait d’une Côte d’Ivoire insatiable. Pourtant, le public nantais s’attendait à une fête, mais a assisté à une leçon de réalisme ivoirien. La première période a longtemps penché en faveur des Bleus. Portée par un Rayan Cherki remuant mais parfois maladroit, à l’image de cette incroyable occasion manquée face au but vide à la 31e minute, la France a fini par concrétiser sa domination.
Juste avant la pause, le joueur de Manchester City a fait parler son talent. Un râteau dévastateur à l’entrée de la surface, suivi d’une frappe croisée chirurgicale, n’a laissé aucune chance à Yahia Fofana (1-0, 45e).
Mais au retour des vestiaires, le sélectionneur Emerse Faé a su remobiliser ses troupes, tandis que Didier Deschamps procédait à une large revue d’effectif qui a totalement déréglé le bloc tricolore. Plus agressive et transfigurée techniquement, la Côte d’Ivoire a immédiatement puni le relâchement français.
Dès la 48e minute, Nicolas Pépé a délivré une passe décisive pour Guela Doué, qui s’est engouffré dans la brèche pour tromper Mike Maignan et remettre les deux équipes à égalité.
Booster par cette égalisation, les Éléphants ont pris le contrôle du milieu de terrain. La décision est finalement intervenue à la 84e minute, au terme d’un mouvement collectif de grande classe. Encore dans tous les bons coups, Guela Doué a centré parfaitement pour Amad Diallo, dont la déviation subtile du pied droit a scellé la victoire ivoirienne (2-1).
Ce succès de prestige valide la montée en puissance de cette génération ivoirienne ambitieuse. À l’inverse, ce premier test laisse Didier Deschamps face à plusieurs chantiers importants.
À quelques jours du Mondial, la piqûre de rappel est brutale, mais sans doute salutaire.
Josaphat Mayi


