Une autre question soulevée lors du briefing a porté sur la situation des personnes atteintes d’Ebola qui se trouvent à Goma, dans la province du Nord-Kivu.
À ce sujet, les autorités sanitaires ont rappelé que le Nord-Kivu fait partie des trois provinces touchées par l’épidémie de la souche Bundibugyo, aux côtés de l’Ituri et du Sud-Kivu. Toutefois, la grande majorité des cas demeure concentrée en Ituri, épicentre de la flambée actuelle.
Selon les derniers chiffres communiqués par le ministère de la Santé, le Nord-Kivu comptabilise 19 cas confirmés, dont 13 décès, tandis que plus de 94 % des infections recensées dans le pays sont enregistrées en Ituri. Aucun cas n’a été signalé en dehors de ces trois provinces.
Les autorités ont indiqué que les dispositifs de surveillance ont été renforcés à Goma afin d’assurer la détection rapide des cas suspects, le suivi des contacts et la prise en charge des patients. La ville constitue en effet un important carrefour régional en raison de sa proximité avec les frontières rwandaise et ougandaise.
Les efforts de riposte semblent produire certains résultats. Les partenaires sanitaires ont notamment annoncé la sortie d’un patient guéri à Goma, tandis que plusieurs contacts ont achevé avec succès leur période de suivi sanitaire.
Malgré ces avancées, les autorités sanitaires restent prudentes. L’Organisation mondiale de la Santé souligne que le suivi des contacts demeure l’un des principaux défis de la riposte, notamment dans un contexte marqué par les déplacements de population et l’insécurité persistante dans l’Est du pays.
Le gouvernement appelle ainsi la population de Goma à signaler rapidement tout symptôme suspect, à collaborer avec les équipes médicales et à éviter la propagation de fausses informations susceptibles de compliquer la lutte contre l’épidémie.
Ben Mandjolo


