La République démocratique du Congo poursuit activement sa mobilisation diplomatique en faveur de la candidature de Madame Juliana Amato Lumumba au poste de Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie. Une nouvelle étape de cette campagne a été franchie le mercredi 3 juin au Caire, où une délégation congolaise de haut niveau a multiplié les échanges avec les autorités égyptiennes.
Conduite par le ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, en charge de la Francophonie et de la Diaspora congolaise, Crispin Mbadu, la délégation comprenait également Juliana Amato Lumumba.
Ensemble, ils ont été reçus par plusieurs hauts responsables égyptiens, notamment le Professeur Docteur Abdelaziz Konzowa, Fatma El-Zahraa Etman, représentante personnelle du Président égyptien auprès de la Francophonie, ainsi que Enji El-Samanoudi.
Au cours de cette rencontre, le ministre Crispin Mbadu a remis un message officiel du Président de la République, Félix Tshisekedi, à son homologue égyptien, Abdel Fattah al-Sissi.
Ce geste diplomatique témoigne de l’importance accordée par Kinshasa à cette candidature, considérée comme stratégique pour l’avenir de la Francophonie.
Les discussions ont essentiellement porté sur le soutien que pourrait apporter l’Égypte à la candidature de Juliana Amato Lumumba. Membre de plein droit de l’OIF, l’Égypte occupe une place particulière au sein de l’organisation et dispose d’une voix influente dans les grandes orientations de l’espace francophone.
Les échanges ont permis de revisiter les liens historiques qui unissent l’Égypte à la Francophonie. Les deux parties ont notamment évoqué l’héritage de Boutros Boutros-Ghali, premier Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie, dont le parcours demeure une référence dans l’histoire de l’institution.
Les responsables congolais et égyptiens ont également salué le rôle de Université Senghor d’Alexandrie, véritable institution d’excellence de la Francophonie en Afrique. Depuis plusieurs décennies, cette université contribue à la formation de milliers de cadres africains et au renforcement de la coopération entre les pays francophones.
Cette rencontre a surtout permis de mettre en lumière une vision partagée d’une Francophonie davantage tournée vers les défis contemporains.
Science, innovation, jeunesse, formation, recherche et développement ont figuré parmi les priorités évoquées lors des échanges. Une orientation qui correspond à la vision portée par la candidature de Juliana Amato Lumumba, axée sur une organisation plus proche des préoccupations des populations et davantage orientée vers des résultats concrets.

La République démocratique du Congo envisage de jouer un rôle majeur dans les débats d’avenir de la Francophonie. En multipliant les consultations diplomatiques auprès des États membres, Kinshasa cherche à fédérer les soutiens autour d’un projet de réforme et de modernisation de l’organisation, porté par la candidature de Juliana Amato Lumumba.
Cette étape égyptienne s’ajoute ainsi dans une offensive diplomatique plus large menée par la RDC pour promouvoir une Francophonie plus ambitieuse, plus efficace et davantage au service du développement de ses peuples.
Lydia Mangala


