Le lundi 1er juin 2026, plusieurs cadres de la Nouvelle Génération pour l’Émergence du Congo (NOGEC) ont investi Maître Dolly Mwanza à la tête du parti, provoquant un remaniement notable au sein de sa direction.
Lors de sa première prise de parole en tant que président proclamé, Mwanza a affiché une orientation politique sensiblement différente de celle traditionnellement associée à Constant Mutamba.
Face à ses partisans, Dolly Mwanza a déclaré que la NOGEC soutiendrait désormais l’option d’une révision, voire d’un changement de la Constitution, un positionnement qui tranche avec la ligne antérieure du parti. Il a également rejeté l’appel à une « ville morte » prévu le 3 juin, invitant plutôt les citoyens à poursuivre normalement leurs activités quotidiennes.
Le nouveau dirigeant a, en outre, posé des règles strictes pour le fonctionnement interne. Toute prise de parole ou décision publique engageant le parti devra désormais obtenir l’aval des instances qu’il dirige.
Afin de clarifier cette nouvelle orientation, une conférence de presse est annoncée pour le 6 juin, au cours de laquelle seront détaillées la gouvernance et les priorités politiques.
Cependant, ce changement de cap soulève plusieurs interrogations quant à sa légitimité. Observateurs et militants se demandent si cette investiture résulte d’une décision conforme aux organes statutaires du parti ou si elle émane d’un groupe de cadres dissidents.
L’absence, à ce stade, d’une réaction officielle de Constant Mutamba entretient le flou autour du caractère consensuel de cette nomination.
La NOGEC se retrouve désormais au cœur d’un débat politique plus large. En faisant du soutien à une réforme constitutionnelle l’un des premiers axes de son action, Dolly Mwanza repositionne le parti sur un terrain sensible.
Ce virage pourrait soit favoriser de nouvelles alliances, soit accentuer les divisions internes et redessiner les équilibres politiques au sein de la formation.
Joëlle Luniongo


