Le franc congolais a enregistré une appréciation de 2,74 % sur le marché interbancaire, s’établissant à 2.182,83 CDF pour un dollar américain, contre 2.244,22 CDF la semaine précédente. Ce constat a été révélé dans une note économique de la Banque centrale du Congo.
En date du 10 mars, le taux de change s’établit à 2.183,83 CDF pour un dollar à l’indicatif, tandis que sur le marché parallèle, il atteint 2.294,07 CDF. Comparé au 3 mars, la monnaie nationale a montré une appréciation de 2,74 % sur le marché interbancaire et de 0,85 % sur le marché parallèle. De plus, un euro est échangé à 2.521,46 CDF et un yuan à 315,66 CDF.
Les indicateurs du commerce extérieur signalent une certaine stabilité sur les deux segments du marché, traduisant ainsi la montée du franc congolais. Toutefois, les prix des principales matières premières ont évolué de manière variée, et les réserves internationales ont légèrement diminué.
Sur une base annuelle, le franc congolais a connu une dépréciation de 1,08 % sur le marché interbancaire, tout en s’appréciant de 0,71 % sur le marché parallèle. Les réserves internationales, quant à elles, ont atteint 7.128,23 millions USD au 24 février 2026, représentant l’équivalent de 2,72 mois d’importations de biens et services, en baisse par rapport aux 7.228,80 millions USD précédents.
La Banque centrale a également souligné plusieurs facteurs de risque, tant externes qu’internes, qui pourraient affecter la valeur de la monnaie nationale. Parmi eux figurent les tensions géopolitiques, les incertitudes économiques dans les grandes puissances et le niveau élevé de la dette publique mondiale.
En ce qui concerne la situation interne, la liquidité bancaire demeure relativement élevée, en raison d’une demande accrue de devises par les acteurs économiques après la période des festivités. La Banque centrale a recommandé de maintenir une coordination étroite des politiques monétaire et budgétaire pour assurer la stabilité macroéconomique et préserver le pouvoir d’achat.
Au début de l’année, des investissements ont été réalisés dans les infrastructures de base, notamment dans les secteurs des transports et de l’énergie, afin de soutenir l’industrie et de faciliter le commerce. La mise en œuvre des réformes structurelles pour diversifier la base productive a également été accélérée.
En ce qui concerne les opérations financières de l’État au 26 février 2026, les deux premiers mois de l’année ont été marqués par une mobilisation des ressources publiques, principalement grâce aux recettes fiscales. Toutefois, le plan de trésorerie de l’État pour février 2026 prévoit un déficit prévisionnel, qui sera entièrement couvert par des moyens de financement appropriés.
Les recettes projetées s’élèvent à 1.953,5 milliards de CDF, tandis que les dépenses sont estimées à 2.718,0 milliards de CDF, dont 1.911,2 milliards destinés aux dépenses courantes. D’après les données de la Banque centrale, un total de 1.828,7 milliards de CDF a été mobilisé par les régies financières, avec des recettes fiscales s’élevant à 685,4 milliards de CDF et des recettes douanières à 532,4 milliards de CDF.
Durant cette période, les dépenses publiques se sont chiffrées à 1.872,0 milliards de CDF, les décaissements ayant principalement concerné les salaires des agents de l’État, s’élevant à 1.049,5 milliards de CDF, ainsi que les frais financiers à hauteur de 27,7 milliards de CDF.
Joëlle Luniongo


