La deuxième fenêtre des éliminatoires de la Coupe du Monde FIBA 2027 s’est refermée sur un bilan mitigé pour la République Démocratique du Congo. Installés à la 3e position du groupe B, derrière les cadors sénégalais et ivoiriens, les fauves congolais se retrouvent dans une posture d’outsiders fragilisés.
Avec une seule victoire (contre Madagascar) pour deux revers, le chemin vers le Qatar s’apparente désormais à un véritable chemin de croix. La défaite concédée dimanche 1er mars face au Sénégal (56-75) a souligné l’écart qui sépare actuellement la RDC du sommet continental. Pour l’heure, l’équation pour la suite est simple, bien qu’herculéenne.
Si les congolais doivent forcément réaliser un sans-faute lors des matchs retours en juillet, ils doivent également prendre leur revanche sur le Sénégal et la Côte d’Ivoire dans l’objectif d’atteindre un total de 4 victoires pour sécuriser le passage au tour suivant. Interrogé à l’issue du tournoi de Dakar, le sélectionneur national Michel Perrin n’a pas usé de langue de bois. Pour lui, l’équipe a assuré l’essentiel pour rester en vie, mais a manqué cruellement d’ ingrédients qui faisaient sa force.
« On a fait le minimum syndical, c’est-à-dire qu’on a gagné le match qu’il fallait gagner contre Madagascar pour rester en vie. Par contre, faire des exploits avec le groupe qu’on avait et le manque de rythme que la plupart des joueurs avaient, c’était compliqué. », a-t-il expliqué après le match.
Selon le technicien français, plusieurs facteurs expliquent cette performance en demi-teinte. En fait , lors de cette fenêtre, plus de 50% de l’effectif a été changé, brisant la continuité habituelle. Entre un manque de rythme généralisé, accentué par des blessures et l’absence de compétitions régulières sur le continent, les congolais n’ont pas fait mieux.
« Ce qui nous a fait grand défaut c’est l’intensité. Notre marque de fabrique depuis un peu plus de deux ans que je suis avec la sélection, c’était l’intensité, la férocité défensive, la domination physique. Et il s’avère qu’à cette fenêtre, ça n’a pas été. Contre Madagascar, ça a suffi. Mais contre les grosses nations africaines notre intensité a été vraiment trop faible. On a été très médiocres pendant tout le tournoi alors que c’était une force jusqu’à présent. Donc voilà, c’est des axes qu’on va devoir améliorer et puis aussi chercher des garçons capables de donner l’adresse tout en étant capable de défendre. », a insisté Michel Perrin.
Pour la fenêtre décisive de juillet, le chantier est vaste. Michel Perrin a déjà identifié les priorités. C’est de retrouver cette domination physique perdue et dénicher des profils capables d’apporter de l’adresse extérieure sans sacrifier la rigueur défensive.
La RDC n’est donc pas encore éliminée, mais elle n’a plus le droit à l’erreur. Décidément, le rendez-vous de juillet sera celui de la vérité.
Josaphat Mayi


