La marche était trop haute ce samedi 28 février soir pour la République Démocratique du Congo. Opposés à une équipe de Côte d’Ivoire en pleine démonstration de force, les Léopards se sont lourdement inclinés (59-96) lors de la deuxième journée du premier tour des éliminatoires de la Coupe du Monde, Qatar 2027. Une défaite amère qui place les Congolais face à leurs doutes avant l’ultime choc de ce premier virage.
Pourtant, l’entrée de jeu laissait espérer un tout autre scénario. Portés par une agressivité offensive retrouvée, les Congolais ont crânement joué leur chance durant les dix premières minutes. En remportant le premier quart-temps (29-23), les hommes de Michel Perrin, sélectionneur congolais semblaient avoir trouvé la clé pour bousculer le bloc ivoirien.
Malheureusement, la suite de la rencontre a tourné à la démonstration de basket-ball en faveur des Éléphants. Totalement passés à côté de leur sujet dès le deuxième acte, les Léopards ont subi la loi d’une sélection ivoirienne chirurgicale. Manque de réussite sous le cercle, pertes de balles évitables et une défense incapable de contenir les assauts adverses. Résultat : le navire congolais a pris l’eau de toutes parts lors des trois derniers quart-temps.
Sans doute, le score final, 59-96, reflète l’écart de niveau affiché sur le parquet. Une véritable « correction » qui oblige les Congolais à différer leurs ambitions de revanche face à leur bourreau du jour.
Après ce revers cuisant, les Fauves Congolais n’ont plus de joker en poche. Pour la dernière journée de ce premier tour, la RDC croise le fer avec les Lions de la Teranga du Sénégal ce dimanche. Bien que battus par ces mêmes Ivoiriens en ouverture, les Sénégalais ont montré une résilience physique et tactique bien supérieure à celle des Léopards.
Si le rendez-vous est pris pour ce dimanche 1er mars, pour espérer aborder le deuxième tour en juillet avec sérénité et détermination, la victoire est impérative. Les Congolais devront montrer un tout autre visage, celui de guerriers prêts à rugir de nouveau, pour ne pas compromettre prématurément leur rêve qatari.
Josaphat Mayi


