Un drame d’une rare violence a secoué la commune de Kisenso, à Kinshasa. Un homme d’une trentaine d’années, Josué Kaniki Kasongo, a été arrêté pour le meurtre de sa mère, âgée de plus de 60 ans. Les faits, survenus à la suite d’une violente dispute liée à une dette de 10 000 dollars, ont profondément choqué la communauté locale.
Selon les éléments rapportés, le suspect, récemment refoulé d’Europe, aurait étranglé sa mère avant de mutiler son corps à l’aide d’une machette, conservant certaines parties dans un congélateur.
L’affaire a pris une tournure encore plus horrifiante lorsque la police, alertée par des voisins incommodés par des odeurs nauséabondes, est intervenue dans l’appartement familial. Sur place, les agents ont découvert des fragments humains.
Josué Kaniki Kasongo a été retrouvé caché sous un lit. D’après les autorités, certaines parties du corps auraient même été consommées, une révélation qui a suscité indignation et effroi au sein de la population.

Le procès de Josué Kaniki Kasongo s’est tenu en procédure de flagrance et a attiré une foule nombreuse. Les habitants de Kisenso, encore sous le choc, attendaient des réponses face à cette tragédie. Au terme des audiences, le Tribunal de grande instance de Kinshasa/Matete a rendu son verdict. Ce jeudi 26 février 2026, Josué Kaniki Kasongo a été condamné à mort pour meurtre et anthropophagie.
Cette décision judiciaire marque une étape importante dans la quête de justice pour la victime et ses proches. Toutefois, au-delà du soulagement suscité par la condamnation, la communauté demeure préoccupée par la sécurité dans le quartier et appelle les autorités à renforcer les mesures de prévention afin d’éviter que de tels drames ne se reproduisent.
Joëlle Luniongo


