Le gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba Lubaki, a dévoilé son ambition de concrétiser le projet Waterfront, une initiative d’envergure soutenue par la Banque mondiale. Ce programme urbain vise à transformer les berges du fleuve en espaces sécurisés, modernes et attractifs, tout en ouvrant la voie au développement du tourisme et à l’essor du transport fluvial dans la capitale congolaise.
Une mission exploratoire a été menée le samedi 21 février 2026 sur le fleuve par une délégation du gouvernement provincial. La sortie a été conduite par le secrétaire exécutif Israël Mutala, aux côtés de Tom Kisenda, coordonnateur de la Cellule de développement urbain de Kinshasa, et de Daniel Lwaboshi, directeur général de la Régie des Voies Fluviales (RVF).

Selon les autorités provinciales, cette descente technique avait pour objectif de poser les bases des futures études techniques et environnementales, considérées comme une étape déterminante avant le lancement effectif des travaux. Ces études devront notamment évaluer la faisabilité des aménagements, les impacts sur l’environnement et les modalités d’intégration du projet dans le tissu urbain existant.
À travers le projet Waterfront, l’exécutif provincial entend aller au-delà d’un simple embellissement des rives. L’initiative porte une vision plus large de renaissance urbaine pour Kinshasa, avec la création d’espaces publics sécurisés, de zones de loisirs, de pôles économiques et d’infrastructures favorisant une mobilité fluviale moderne et efficace.
Les autorités misent également sur ce programme pour renforcer l’attractivité touristique de la capitale et désengorger partiellement le trafic routier grâce à une meilleure exploitation du fleuve.
Si les études à venir sont concluantes, le projet Waterfront pourrait requalifier le front fluvial de Kinshasa et moderniser l’image de la ville, longtemps confrontée à des défis d’urbanisation et de mobilité.
Lydia Mangala


