Plus de mille élèves filles du Lycée Disanka ont été identifiées et enregistrées par l’ONG Actions Communautaires pour le Développement Humanitaire Intégral (ACDHI), dans le cadre du Projet d’Appui à l’Autonomisation des Filles (PAAF), financé par la Banque mondiale. Cette initiative vise à faciliter l’accès à l’éducation pour les jeunes filles et à réduire le taux d’abandon scolaire dans la province du Kasaï.
Le PAAF cible toutes les élèves âgées de 11 à 24 ans inscrites dans les écoles publiques, y compris celles en situation de vulnérabilité, comme les mères adolescentes, les déplacées internes, les réfugiées, les filles vivant avec handicap ou issues des communautés autochtones. L’objectif est de garantir que chaque fille puisse poursuivre ses études sans entrave, malgré les difficultés socio-économiques.
Selon Benjamin Ngande, responsable de la planification et du suivi-évaluation de l’ACDHI, cette action représente un tournant majeur pour l’éducation des filles dans la province éducationnelle du Kasaï 1.
« Aujourd’hui, une nouvelle porte s’ouvre pour l’avenir des filles. Les écoles secondaires sont désormais accessibles à toutes les filles sans exception », a-t-il déclaré.
Après l’identification des bénéficiaires, les parents ou tuteurs seront également enregistrés dans un délai d’un à deux jours afin de recevoir une subvention financière via le service Vodacash. Cette aide accompagnera la scolarisation des filles tout au long de l’année scolaire. Le maintien de la bourse sera conditionné par l’assiduité aux cours et l’obtention d’au moins 50 % de moyenne annuelle.
« Éduquer une fille, c’est bâtir une communauté et toute une nation », a rappelé Benjamin Ngande l’importance de l’engagement familial dans ce processus.
Les parents et tuteurs sont invités à encourager activement les filles à poursuivre leurs études et à tirer pleinement parti de cette opportunité,
Dans une logique plus large de promotion de l’égalité des chances et de renforcement du capital humain féminin, portée par Raïssa Malu Dinanga, ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté, le projet PAAF constitue ainsi un levier concret pour améliorer l’éducation des filles et favoriser leur autonomisation dans la province du Kasaï et au-delà.
Lydia Mangala


