Le gouvernement durcit le ton face aux pratiques qui mettent en danger les usagers de la route. Dans un communiqué officiel signé le 10 février 2026, le Vice-Premier ministre, ministre des Transports, Voies de Communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba Gombo, annonce l’interdiction formelle de l’usage de feux non conformes à la réglementation routière ainsi que des éclairages LED installés en violation des normes en vigueur.
À travers le Communiqué officiel, le ministère rappelle que seuls les feux prescrits par la Loi n°78/022 du 30 août 1978 portant Nouveau Code de la route sont autorisés. Il est donc strictement interdit d’installer ou d’utiliser d’autres dispositifs lumineux que ceux prévus par la loi.
Le texte met particulièrement l’accent sur l’usage des éclairages à technologie LED placés à l’avant des véhicules. Ces dispositifs, souvent plus puissants que les feux standards, peuvent éblouir les conducteurs venant en sens inverse et réduire leur visibilité, augmentant ainsi les risques d’accidents. Le ministère souligne que tout éclairage entravant la visibilité des autres usagers constitue une infraction.
Les propriétaires et utilisateurs de véhicules, qu’il s’agisse de particuliers ou d’entreprises, sont invités à prendre toutes les dispositions nécessaires pour se conformer à ces prescriptions au plus tard le 1er mars 2026. Passé ce délai, les services compétents de l’État seront chargés de veiller strictement à l’application de cette mesure sur l’ensemble du territoire national.
Cette décision a pour but de renforcer la sécurité routière en République démocratique du Congo. Ces dernières années, les routes congolaises ont été marquées par de nombreux accidents, parfois liés à des problèmes de visibilité ou à des équipements inadaptés.
En rappelant les règles existantes et en fixant le délai pour la mise en conformité, le ministère entend responsabiliser les conducteurs et prévenir les comportements dangereux, en affirmant que la modernité ne doit pas se faire au détriment de la sécurité.
À quelques semaines de l’échéance, les automobilistes sont donc appelés à vérifier leurs équipements et à se mettre en règle afin d’éviter sanctions et désagréments, mais surtout pour contribuer à rendre les routes plus sûres pour tous.

Lydia Mangala


