À l’approche de la troisième édition des « Rencontres d’Exception », dédiée à l’inclusion numérique des femmes, l’Association Femmes d’Exception du Congo (FDEC)a, de par sa présidente, Lydie Omanga Dihandju, pris part à une rencontre internationale de haut niveau organisée par UNESCO en partenariat avec Femmes Numérique. Ce rendez-vous stratégique a permis de dresser un constat clair et de renforcer la mobilisation en faveur d’un numérique plus inclusif.
Dès l’ouverture des travaux, le constat dégagé était celui que malgré les progrès technologiques, les femmes restent sous-représentées dans les domaines scientifiques et numériques. Les échanges ont mis en évidence que cette situation ne relève pas seulement d’une question d’équité, mais qu’elle influence directement la qualité de l’innovation et l’impact social des avancées technologiques. En d’autres termes, laisser les femmes en marge du numérique revient à priver le monde d’une partie essentielle de son potentiel créatif.
Au fil des discussions, les participants ont insisté sur le fait que la transformation numérique peut soit creuser les inégalités, soit devenir un puissant levier d’autonomisation féminine, selon la manière dont elle est pensée et mise en œuvre. Le discours d’ouverture de Elisabeth Moreno a appelé à une mobilisation collective pour construire un écosystème technologique réellement inclusif. Dans la même dynamique, l’intervention de Moojan Asghari a rappelé l’urgence d’intégrer la diversité et l’éthique dès la conception des systèmes d’intelligence artificielle.
Les contributions de Ayumi Moore Aoki et de Sophie Thibault ont particulièrement marqué les esprits. Elles ont démontré, exemples à l’appui, que l’éducation des filles aux sciences, le mentorat et la présence des femmes dans les postes de décision constituent des leviers concrets pour changer durablement la donne. Tout au long de la rencontre, il a été question de l’avenir technologique qui sera inclusif ou ne sera pas pleinement efficace.Pour la FDEC, la participation à cette rencontre permet de consolider des partenariats, de s’inspirer de bonnes pratiques internationales et surtout de préparer des actions plus ciblées en faveur des femmes congolaises. Le bilan est donc celui de la question de l’inclusion numérique des femmes qui s’impose désormais comme une priorité partagée à l’échelle mondiale.
En se positionnant au cœur de ces échanges stratégiques, la FDEC veut faire de la femme congolaise une actrice à part entière de la révolution numérique. Le défi reste important, mais la dynamique est lancée. Pour l’organisation, il est désormais certain que l’avenir scientifique et technologique de nos sociétés ne pourra se construire sans la pleine participation des femmes.
Lydia Mangala


