Le parfum des grands soirs revient embaumer le Stade Louis-II. Alors que retentit l’hymne de la Ligue des Champions, l’heure n’est plus aux calculs mais à la survie. Ce barrage s’annonce électrique, opposant un Paris Saint-Germain blessé dans son orgueil à une AS Monaco plus conquérante que jamais.
Champion d’Europe en titre, pour le PSG, l’enjeu est colossal. Malgré son statut de tenant du titre, le club de la capitale française a trébuché lors de la phase de ligue, manquant de peu le Top 8 qualificatif d’office. Désormais contraint de passer par les fourches caudines des barrages comme la saison dernière, le PSG doit prouver que son faux pas n’était qu’une anomalie de parcours.
En face, Monaco n’arrive pas en victime expiatoire. Les joueurs du Rocher voient en ce duel l’opportunité historique de renverser le géant parisien et de s’affirmer comme une place forte du football continental. Entre la rigueur tactique de la Principauté et l’armada technique de Paris, le duel s’annonce total.
En fait, le scénario du match semble déjà écrit sur les tableaux noirs. Luis Enrique ne dérogera pas à ses principes. Une possession étouffante, un pressing haut et une volonté de dicter le tempo. C’est cette obsession du contrôle qui fera face à la fougue monégasque. Monaco, avec sa jeunesse insouciante et sa capacité de projection rapide, compte bien exploiter le moindre espace laissé par les montées parisiennes.
Présent en conférence de presse d’avant-match, Luis Enrique reste de marbre. Fidèle à sa philosophie de jeu et à son flegme habituel, l’entraîneur asturien a rappelé en conférence de presse que l’importance de l’événement ne devait pas altérer l’identité de son équipe.
« Il faut être attentif et jouer de la même manière chaque match. On doit essayer de bien faire le boulot pour gagner le match. On ne change pas de mentalité. On veut gagner les matchs à domicile comme à l’extérieur », a déclaré Luis Enrique devant les médias.
Au-delà de la tactique et des schémas de jeu, ce barrage se jouera au mental. Si Paris possède le talent pour faire taire les critiques, Monaco a pour lui la force d’un collectif en pleine ascension. Dans ce combat d’asphyxie, le premier qui baissera sa garde dira adieu à ses rêves de grandeur continentale. Sans doute, le premier acte de ce duel franco-français en Europe promet d’être une partie d’échecs à haute intensité.
Josaphat Mayi


