Dans le but de concrétiser le Projet intégré de Tramway de Kinshasa, le Ministre des Infrastructures et Travaux Publics, John Banza Lunda, séjour de travail, a reçu, le samedi 14 février 2026 au Rotterdam, aux Pays-Bas, la délégation du consortium Tramways de Kinshasa conduite par Jean-Pierre Van Erps.
Au cours de cette réunion à la fois stratégique et opérationnelle, le ministre a remis officiellement, en main propre, l’original de l’Accord de principe signé le 8 octobre 2025, revêtu du cachet sec du ministère pour enclencher rapidement la phase opérationnelle du projet.
Selon les autorités, le tramway de Kinshasa est considéré comme un projet structurant et prioritaire pour la modernisation de la capitale. Le gouvernement a réaffirmé son engagement à finaliser dans les meilleurs délais la structuration contractuelle en mode Partenariat Public-Privé, avec pour objectif la signature rapide du contrat.
Au-delà de l’ambition infrastructurelle, le projet vise à répondre à plusieurs défis majeurs de la ville. Il doit contribuer à désengorger durablement Kinshasa, moderniser les infrastructures urbaines, lutter de manière structurelle contre les inondations et améliorer la mobilité ainsi que la qualité de vie des populations.
L’ échéance fixée est la mise en service effective de la première ligne de tramway souterraine expresse qui est attendue au plus tard le 27 novembre 2027. Les parties se sont engagées à finaliser un planning réaliste, juridiquement sécurisé, en alignant les études techniques, la structuration financière et la signature du contrat PPP.
La note conceptuelle présentée par le consortium révèle l’ampleur du chantier. Plus de soixante ingénieurs spécialisés ont déjà mené des missions techniques approfondies à Kinshasa sur la base des plans historiques de la ville. Les études prévoient notamment la construction de 173 ponts entre le centre-ville et l’aéroport international de N’djili, signe de la complexité du projet.
Dès sa conception, le programme intègre un dispositif renforcé de lutte contre les inondations, avec des systèmes de drainage, de récupération et de traitement des eaux pluviales. Une partie de l’eau traitée devrait même être redistribuée pour améliorer l’accès à l’eau potable.
Sur instruction du ministre, l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT) assurera la coordination technique nationale du projet. Le programme global prévoit la construction de sept lignes de tramway modernes, l’utilisation de voies hybrides préfabriquées sous licence technologique exclusive, l’intégration de solutions énergétiques durables ainsi que la modernisation des axes urbains et des réseaux techniques.
Le consortium en charge du projet regroupe les entreprises PRUME TRAMWAY RDC, Frateur-De Pourcq et Power china, appelées à jouer un rôle central dans la transformation du paysage de mobilité de la capitale congolaise.
Lydia Mangala


