Au terme d’une finale irrespirable et d’un suspense poussé jusqu’au bout de la soirée, le Paris Saint-Germain a remporté sa deuxième Ligue des Champions consécutive en venant à bout d’Arsenal aux tirs au but (1-1, 5-4 t.a.b.). Les Parisiens entrent définitivement dans le panthéon du football européen.
C’était l’affiche tant attendue de cette fin de saison. Ce samedi, le PSG avait rendez-vous avec son histoire en disputant sa deuxième finale de Ligue des champions consécutive. En face se dressait Arsenal, la meilleure défense d’Europe, fraîchement couronnée championne d’Angleterre après une saison XXL.

Pour les Gunners, l’objectif était de finir en beauté en remportant la première C1 de l’histoire du club. Au-delà du prestige des deux institutions, ce match promettait une opposition tactique fascinante entre deux techniciens hors pair aux styles diamétralement opposés. Luis Enrique, le dogmatique du football total et de la possession outrancière, faisait face à la discipline défensive à toute épreuve de Mikel Arteta.
Pour relever ce défi, l’entraîneur espagnol de Paris pouvait compter sur son équipe type. Achraf Hakimi et Ousmane Dembélé effectuaient leur retour horizontal dans le onze de départ. Le PSG se présentait ainsi avec la même composition que lors de la dernière finale victorieuse face à l’Inter Milan, à une exception près. Matvey Safonov gardait la cage parisienne.
Sur la pelouse, le début de rencontre a immédiatement douché les espoirs d’une entame tranquille pour les champions en titre. Sur un dégagement manqué de Marquinhos directement dans les pieds de Leandro Trossard, le réalisme anglais a fait mouche. Kai Havertz s’en est allé tout seul défier Safonov, avant d’allumer la cage parisienne d’une frappe puissante au premier poteau.
Ce but précoce faisait les affaires des Gunners, qui pouvaient dès lors s’asseoir sur leur bloc bas si hermétique et procéder par contre-attaques. Dominateurs stériles, les Parisiens ne parvenaient absolument pas à perturber le bloc anglais, qui semblait tout simplement infranchissable.
Sur son côté gauche, Khvicha Kvaratskhelia manquait cruellement d’inspiration. De l’autre côté, Ousmane Dembélé errait comme une âme en peine, quasiment sevré de ballons exploitables. Arsenal avait délibérément décidé de laisser le cuir à Paris, qui essayait tant bien que mal de contourner la muraille adverse, mais sans le moindre succès avant la pause.
Au retour des vestiaires, les Parisiens ont fini par retrouver leur football de transition sur quelques séquences bien senties. Cela s’est avéré suffisant pour pousser l’arrière-garde londonienne à la faute. Après un double une-deux d’école entre Kvaratskhelia et Dembélé, le défenseur Piero Hincapié a commis un tacle particulièrement maladroit sur l’ailier géorgien dans la surface de réparation.

L’arbitre n’a pas hésité un instant en sifflant un penalty logique. Ousmane Dembélé a pris ses responsabilités et a transformé la sentence avec un sang-froid remarquable pour l’égalisation (1-1, 65e). Ce but a totalement changé la physionomie de la rencontre.
Surmotivée, la formation parisienne a poussé, tandis que les Gunners se trouvaient désormais obligés de se découvrir pour espérer l’emporter.
Malgré l’intensité, la fin de match s’est avérée hachée et tactique. Les prolongations n’ont pas permis de départager les deux équipes au bout de 120 minutes de combat intense. C’est donc la terrible séance des tirs au but qui a désigné le roi d’Europe.
À ce petit jeu de poker menteur, le Paris Saint-Germain s’est montré le plus solide. Malgré le raté initial de Nuno Mendes qui aurait pu installer le doute, les tireurs parisiens ont gardé leurs nerfs, bien aidés par l’impact psychologique de Safonov sur sa ligne. Paris s’impose finalement (5-4 t.a.b.) et réalise le légendaire back-to-back.
Le club de la capitale française écrit la plus belle page de son histoire moderne en brodant une deuxième étoile européenne consécutive sur son maillot.
Josaphat Mayi


