Lors de l’émission Légendes Urbaines diffusée sur France 24, un échange a retenu l’attention des téléspectateurs entre le prix Nobel de la paix Denis Mukwege et l’artiste congolais Fally Ipupa. Une séquence diffusée à l’antenne par la journaliste de l’émission a permis à l’artiste de réagir en direct à un message vidéo particulièrement chargé d’émotion.
Dans son intervention, Denis Mukwege a salué la carrière et l’engagement humain de l’artiste, allant bien au-delà de sa notoriété musicale. Il a rappelé ses prestations à Bukavu, notamment à l’hôpital de Panzi, où sa présence auprès des victimes de violences sexuelles avait marqué les esprits.
Le médecin a insisté sur la dimension humaniste de l’artiste, estimant que cette sensibilité le distingue dans le paysage culturel africain. C’est dans ce contexte qu’il a lancé une invitation symbolique et pleine d’espoir.
« Quand est-ce que tu organises un méga concert à Goma ou à Bukavu pour célébrer la libération prochaine de notre territoire ? Et je serai heureux d’assister à ces méga concerts », a déclaré le Dr Mukwege, associant la musique à un message de paix et de résilience pour l’Est de la République démocratique du Congo.
Réagissant à ce message, Fally Ipupa a exprimé son profond respect pour le médecin congolais, saluant un homme qu’il qualifie de « fierté de notre prix Nobel de la paix ».
L’artiste a rappelé avoir eu la chance de le côtoyer et d’être sensibilisé à la réalité des femmes victimes de violences dans l’Est du pays.
« C’est un très, très grand monsieur. En Afrique et dans le monde, on a besoin de gens comme lui », a déclaré Fally Ipupa, rendant hommage à l’engagement du Dr Mukwege pour les femmes victimes de violences sexuelles et pour la dignité humaine.
Cet échange démontre une rencontre entre deux figures congolaises majeures, unies par l’idéal d’un avenir apaisé et reconstruit pour l’Est de la RDC.
Désormais, tous les regards se tournent vers Fally Ipupa, dont la réaction concrète à cette invitation du Dr Denis Mukwege est attendue avec attention, dans l’espoir de voir naître, un jour, ces concerts significatifs à Goma ou à Bukavu, porteurs de paix et de résilience.
Lydia Mangala


