Le Tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema a siégé ce jeudi 28 mai 2026 au sein de la prison centrale de Makala. Une audience marquée par l’absence remarquée de la chanteuse Déborah Mulanga Tshimpaka, alias Rebo Tchulo, impliquée dans une affaire de violences présumées.
Le dossier, qui continue de susciter une vive attention dans l’opinion publique, porte sur des actes de maltraitance infligés à un chauffeur par des éléments des forces de sécurité. Si la justice militaire était réunie ce jeudi pour faire avancer la procédure, la principale prévenue n’a pas répondu à l’appel.
Par la voix de son conseil, Me Jean-Marie Kabengela Ilunga, la défense a justifié cette absence par une situation familiale douloureuse. Une correspondance lue par la greffière à l’ouverture de l’audience confirme que l’artiste traverse un deuil, rendant sa comparution impossible pour le moment.
Au-delà de l’absence de sa cliente, l’avocat de Rebo Tchulo a également plaidé pour une délocalisation des débats. Me Kabengela Ilunga a pointé les conditions de promiscuité à la prison de Makala, estimant que ces contraintes logistiques entravent le bon exercice de la défense. Une requête entendue par le tribunal : le président de la composition a accepté de transférer les prochaines audiences au siège du Tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema. Le procès est donc renvoyé au 4 juin prochain.
Pour rappel, Rebo Tchulo est poursuivie aux côtés d’autres co-prévenus pour des charges lourdes. Il leur est notamment reproché d’avoir incité des militaires à commettre des actes contraires à la loi et à la discipline. Le dossier comprend également des accusations graves telles que la torture, l’extorsion, la concussion et la violation de consignes.
Joëlle Luniongo


