Le Ministère des Mines de la République démocratique du Congo a publié, le mardi 26 mai, un communiqué officiel apportant des précisions sur la mise en œuvre de l’Arrêté ministériel, portant suspension des activités minières dans les territoires de Mwenga et de Shabunda, dans la province du Sud-Kivu.
Selon le ministère, cette décision vise principalement à mettre fin aux impacts négatifs liés à certaines activités minières illicites dans ces zones, notamment leur rôle présumé dans le financement de groupes ou d’actions susceptibles de porter atteinte à la sécurité nationale et à l’intégrité du territoire.
Le Gouvernement entend également, à travers cette mesure, rétablir l’ordre public et renforcer la régulation de l’exploitation minière, en conformité avec les normes de transparence et de traçabilité des substances minérales.
À la suite de la publication de l’arrêté, plusieurs interprétations ont circulé quant à la portée réelle de la suspension. Le communiqué du Ministère des Mines précise que cette démarche vise à éviter toute confusion ou application erronée de la mesure.
Ces clarifications interviennent notamment après une mission d’enquête menée par les services compétents de l’État, sous la conduite de l’Inspection Générale des Mines, dont les conclusions préliminaires ont recommandé de mieux définir le champ d’application de la décision.
Le Ministère insiste sur le fait que la suspension concerne les activités minières à caractère industriel. En revanche, les activités minières artisanales, exercées de manière régulière par les exploitants congolais, restent autorisées et peuvent se poursuivre librement.
Cette distinction vise à préserver les moyens de subsistance des populations locales tout en ciblant les circuits d’exploitation jugés problématiques.
Le Cabinet du Ministre des Mines appelle les opérateurs économiques du secteur présents dans les territoires de Mwenga et de Shabunda à collaborer étroitement avec la mission déployée sur le terrain.
L’objectif est de garantir une mise en œuvre efficace de la mesure, tout en contribuant à l’assainissement global du secteur minier congolais.
Le Gouvernement réaffirme sa volonté d’engager une réforme en profondeur de l’exploitation minière en RDC, en particulier dans sa composante industrielle.
Cette démarche vise à mieux encadrer les activités minières, renforcer la gouvernance du secteur et assurer une exploitation plus responsable et bénéfique pour l’économie nationale.

Lydia Mangala


