Lors de la caravane de sensibilisation de l’EXPUNRDC tenue ce mardi 26 mai à l’Université Pédagogique Nationale (UPN), l’intervention du conseiller juridique du programme, Emmanuel Shako, a apporté un éclairage essentiel sur les enjeux de transformation des idées en projets viables. Face aux étudiants, il a centré son propos sur la structuration, la cohérence et la formalisation des initiatives entrepreneuriales.
D’entrée de jeu, Emmanuel Shako a rappelé que l’objectif fondamental de l’EXPUNRDC est de permettre aux étudiants de passer de l’intention à l’action, en transformant leurs idées en activités économiques concrètes.
« Une idée devient un projet lorsqu’elle est structurée et portée par une vision claire », a-t-il expliqué.

Selon lui, la première étape consiste à identifier un problème réel. C’est cette capacité à répondre à un besoin concret qui donne toute sa pertinence à un projet. Une idée, aussi innovante soit-elle, ne peut devenir viable que si elle s’inscrit dans une logique de solution.
Il a ainsi insisté sur la nécessité de construire une cohérence entre le problème identifié et la réponse proposée, en s’appuyant sur des outils de gestion et de planification.
Outre l’identification du problème, le conseiller juridique a mis l’accent sur la structuration du projet. Il a expliqué que les étudiants doivent organiser leurs idées, définir un cadre clair et développer une vision cohérente pour donner du sens à leur initiative.
Cette structuration passe notamment par la définition d’objectifs précis, l’organisation des actions à mener, et la capacité à démontrer la pertinence du projet.
Il a souligné que les formations proposées dans le cadre de l’EXPUNRDC visent précisément à outiller les étudiants dans ce processus, en leur permettant de transformer une idée brute en projet crédible.
Emmanuel Shako a également identifié plusieurs erreurs fréquentes qui freinent l’entrepreneuriat des jeunes. La principale, selon lui, reste le fait de s’arrêter au stade de l’idée.
Il a encouragé les étudiants à sortir de la réflexion passive pour entrer dans une dynamique d’action en osant expérimenter, en acceptant les imperfections du départ et s’inscrivant dans des environnements de formation et d’accompagnement.
Il a également insisté sur l’importance de la persévérance, rappelant que les projets solides se construisent dans la durée.
L’un des points centraux de son intervention a porté sur la formalisation des projets. Emmanuel Shako a expliqué que l’enregistrement légal d’une activité constitue une étape déterminante pour accéder aux financements, aux partenariats et à la reconnaissance institutionnelle.
Selon lui, sans personnalité juridique, un projet peine à inspirer confiance aux investisseurs et aux partenaires.
Il a également rappelé que la formalisation ouvre l’accès à plusieurs avantages entre autres intégration dans l’écosystème économique formel, possibilité de contractualiser avec des partenaires et accès aux dispositifs d’accompagnement et de financement.
Il a souligné que cette démarche contribue également au développement du pays, notamment à travers la fiscalité et la création d’emplois.
En conclusion, Emmanuel Shako a demandé aux étudiants quitter le stade des idées pour entrer dans celui de l’action.
Il les a encouragés à se former, à structurer leurs projets et à s’engager pleinement dans le processus entrepreneurial, en considérant chaque étape comme un levier de progression.
Le conseiller juridique de l’EXPUNRDC a ainsi rappelé que l’entrepreneuriat ne repose pas uniquement sur l’innovation, mais surtout sur la capacité à structurer, formaliser et concrétiser une vision.
Lydia Mangala


