Dans le cadre du combat pour la reconnaissance des crimes de masse commis en République démocratique du Congo, le FONAREV, en collaboration avec la CIA-VAR, a organisé un dialogue de haut niveau réunissant membres du corps diplomatique et acteurs de l’écosystème international autour du thème : « GENOCOST et génocides commis en République démocratique du Congo : fondements et perspectives d’une reconnaissance internationale ».
Cette rencontre s’est imposée comme un espace stratégique de réflexion sur les mécanismes de reconnaissance internationale des crimes perpétrés en RDC. Elle vise à faire émerger une vérité historique, à renforcer la mémoire collective et à poser les bases d’une justice réparatrice en faveur des victimes.

Les échanges ont été structurés autour de trois panels majeurs, chacun apportant un éclairage spécifique sur la problématique du GENOCOST. Le premier panel, consacré à la mise en contexte, a été animé par Serge Makaya, qui a rappelé les fondements conceptuels et historiques du terme, tout en insistant sur la nécessité de nommer les crimes pour mieux les reconnaître.
Le deuxième panel, présenté par Junior Mumbala Abelungu, a apporté des éléments factuels documentés, mettant en lumière l’ampleur des violences et leur caractère systémique. Enfin, le troisième panel, développé par Bienvenue Wane Bameme, s’est penché sur les intentions génocidaires, en analysant les logiques et les mécanismes ayant conduit à ces crimes.
Au fil des interventions, un consensus s’est dégagé sur l’urgence de porter ce plaidoyer au-delà des frontières nationales. La reconnaissance internationale du GENOCOST apparaît désormais comme un enjeu central, non seulement pour rendre justice aux victimes, mais aussi pour prévenir la répétition de telles tragédies. Les participants ont souligné que l’absence de reconnaissance contribue à prolonger les souffrances, à entretenir l’impunité et à fragiliser les processus de réconciliation.
Le FONAREV réaffirme son rôle moteur dans la structuration d’un plaidoyer cohérent et soutenu en faveur des victimes. L’institution entend mobiliser les partenaires internationaux, renforcer les alliances diplomatiques et inscrire durablement la question du GENOCOST dans l’agenda international.

Ce dialogue a pour objectif de transformer la mémoire en levier d’action. Dans un pays où les cicatrices des conflits restent profondes, il s’agit désormais de passer du silence à la reconnaissance, de l’oubli à la mémoire, et de la douleur à la reconstruction.
« Ne pas oublier. Ne jamais répéter. Commencer à guérir. »
Cette triple exigence, au cœur des échanges, résume à elle seule l’ambition de faire de la vérité un point de départ vers la justice, et de la justice un chemin vers la paix durable.
Lydia Mangala


