Le Bureau de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo a engagé une série de consultations avec des membres du gouvernement afin de faire le point sur l’exécution du budget de l’État à l’approche de la prochaine rentrée parlementaire.
Ces échanges se sont tenus ce jeudi 5 mars 2026 sous la conduite du président de la chambre basse du Parlement, Aimé Boji Sangara, entouré des autres membres du Bureau. Étaient notamment présents le premier vice-président Isaac Jean‑Claude Tshilumbayi Musau, le deuxième vice-président Christophe Mboso, le rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli ainsi que la questeure Shimene Polipoli.
Dans ce cadre, plusieurs membres du gouvernement de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka ont été reçus tour à tour. Les discussions ont concerné principalement les responsables impliqués dans la gestion et l’exécution du budget de la République démocratique du Congo.
Parmi les personnalités auditionnées figuraient notamment le vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito, ainsi que la vice-ministre des Finances Grâce Yamba Kazadi.
Selon le rapporteur de l’Assemblée nationale, Jacques Djoli Eseng’Ekeli, ces consultations ont permis d’examiner la situation de l’exécution budgétaire au cours du premier trimestre de l’année. L’objectif était d’identifier les principales tendances liées à la mobilisation des recettes publiques ainsi qu’à l’exécution des dépenses de l’État. À travers cet exercice, les autorités parlementaires entendent s’assurer du respect des dispositions prévues dans la loi de finances.
« Nous avons reçu les informations du ministère du Budget et de celui des Finances. Nous avons également transmis les attentes de l’Assemblée nationale sur cette question. En tant qu’autorité budgétaire, notre devoir est de veiller au respect strict des règles fixées dans la loi de finances », a expliqué le rapporteur.
Au cours des discussions, le Bureau de l’Assemblée nationale a également annoncé un changement dans le calendrier d’examen de la loi portant reddition des comptes. Désormais, ce texte ne sera plus examiné au mois de septembre comme auparavant, mais au plus tard le 15 mai. Cette décision vise à permettre au Parlement d’exercer un contrôle plus rapproché et plus efficace sur la gestion des finances publiques.
La question du taux d’exécution des recettes et des dépenses a également été abordée. Les parlementaires ont notamment insisté sur la nécessité d’améliorer la fluidité dans l’exécution du budget, en particulier pour garantir la régularité du paiement des salaires des agents de l’État.
À travers ces consultations, le Bureau de l’Assemblée nationale se prépare activement à la prochaine session parlementaire. Un avant-projet de calendrier des travaux a déjà été élaboré en concertation avec le gouvernement. L’objectif est de permettre une meilleure organisation des travaux parlementaires et de favoriser un climat de collaboration institutionnelle entre le Parlement et l’Exécutif, dans l’intérêt du bon fonctionnement des institutions de la République.
Lydia Mangala


