Pour ce mois de mars, ZolaNews.net donne la parole aux femmes qui transforment leur secteur et inspirent leur communauté. Laetitia Kabala, entrepreneure congolaise active dans l’agrobusiness, partage son parcours, ses défis et comment le projet « Pour Elles » a renforcé son entreprise et son impact local.
Rédaction : Madame Kabala, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs et nous parler de votre parcours avant de vous lancer dans l’agrobusiness ?
Laetitia Kabala : Je suis Laetitia Kabala, journaliste, créatrice de contenus et entrepreneure congolaise. Avant de me lancer dans l’agrobusiness, je travaillais surtout dans les médias et la communication. Ce parcours m’a beaucoup appris sur notre société et m’a donné envie de créer quelque chose de concret pour aider les familles et répondre à certains défis économiques et nutritionnels en RDC.
Rédaction : Qu’est-ce qui vous a poussée à choisir l’agrobusiness ?
Laetitia Kabala : Pour moi, c’est un secteur stratégique. Nous avons des terres fertiles, mais on importe encore énormément. Je me suis dit : « pourquoi ne pas contribuer à produire localement, créer de la valeur ici, et en même temps aider les femmes et les familles à mieux vivre ? » C’est ça qui m’a motivée.
Rédaction : Pouvez-vous nous raconter vos débuts et les principaux défis ?
Laetitia Kabala : Honnêtement, j’ai commencé avec très peu de moyens, mais beaucoup d’idées et une grande vision. Les défis ? L’accès au financement, la structuration de l’entreprise et surtout se faire une place crédible sur le marché. Ça a demandé beaucoup d’apprentissage, de patience et de persévérance.
Rédaction : Comment avez-vous découvert le projet « Pour Elles » et qu’est-ce qui vous a convaincue d’y participer ?
Laetitia Kabala : Je l’ai découvert via un réseau de femmes entrepreneures. Ce qui m’a vraiment séduite, c’est la manière dont elles accompagnent les femmes notamment avec le mentorat, le suivi, les conseils adaptés à nos réalités. On sent qu’on ne nous laisse pas seules, et ça change tout.
Rédaction : Quelles formations ou accompagnements vous ont été les plus utiles ?
Laetitia Kabala : Franchement, la gestion financière, l’organisation de l’entreprise et le marketing stratégique m’ont beaucoup aidée. Ça m’a permis de mieux voir où je veux aller et comment y arriver.
Rédaction : Avez-vous des exemples concrets d’améliorations grâce à ce soutien ?
Laetitia Kabala : Aujourd’hui, je gère mieux mes coûts, j’optimise ma production et j’ai clarifié le positionnement de ma marque. Commr résultat, l’entreprise est mieux organisée et notre chiffre d’affaires progresse doucement mais sûrement.
Rédaction : Selon vous, comment le projet « Pour Elles » contribue-t-il à l’autonomisation des femmes ?
Laetitia Kabala : Il donne aux femmes les outils pour structurer leurs idées, accéder aux opportunités et surtout croire en elles. Parce que, pour moi, l’autonomisation commence par la compétence et la confiance en soi.
Rédaction : Quels outils ou stratégies utilisez-vous pour mieux gérer vos finances ?
Laetitia Kabala : J’ai mis en place un suivi budgétaire strict, je sépare mes finances personnelles de celles de l’entreprise et je planifie mes investissements. Ça paraît simple, mais ça change vraiment la donne.
Rédaction : Votre entreprise a-t-elle un impact sur la communauté ?
Laetitia Kabala : Oui, clairement. On contribue à améliorer la nutrition des familles, on valorise nos matières premières locales et on inspire d’autres femmes à se lancer. Voir quelqu’un se dire « moi aussi je peux » grâce à notre travail, c’est motivant.
Rédaction : Quels conseils donneriez-vous aux femmes qui veulent se lancer dans l’agrobusiness ?
Laetitia Kabala : Je leur dirais : commencez avec ce que vous avez, formez-vous sans arrêt et restez constantes. L’agrobusiness demande du temps et de la patience, mais si vous êtes déterminées, ça vaut le coup.
Rédaction : Quels sont vos projets futurs ?
Laetitia Kabala : Je veux structurer encore mieux mon entreprise, élargir la distribution et former d’autres femmes pour qu’elles puissent, elles aussi, créer un impact dans leur communauté.
Rédaction : Comment voyez-vous l’évolution de l’entrepreneuriat féminin agricole en RDC ?
Laetitia Kabala : Je suis très optimiste. Les femmes commencent à comprendre leur pouvoir économique et osent investir dans la transformation locale. On avance petit à petit, mais on avance.
Rédaction : Quelles mesures pourraient aider encore plus les femmes entrepreneures ?
Laetitia Kabala : Un meilleur accès au financement, des programmes de mentorat durables et des politiques publiques qui encouragent la transformation locale. C’est vraiment ce dont nous avons besoin pour aller plus loin.
Lydia Mangala


