Le Cap, Afrique du Sud. À l’occasion du forum international Invest in African Mining Indaba 2026, la République démocratique du Congo a une nouvelle fois réaffirmé sa place centrale dans l’économie minière africaine.
Au cœur de cette mobilisation : le Cadastre Minier (CAMI), représenté par son Directeur Général Popol Mabolia Yenga, venu défendre la vision d’un secteur minier congolais plus transparent, mieux gouverné et résolument attractif pour les investisseurs.

Membre de la délégation officielle conduite par le Ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, le Directeur Général du CAMI a pris part à plusieurs rencontres stratégiques, panels et sessions d’échanges organisés dans le cadre de ce rendez-vous mondial de l’industrie minière.
Dès le 9 février 2026, Popol Mabolia Yenga a accompagné le ministre des Mines lors d’audiences avec plusieurs partenaires et investisseurs internationaux, dans une démarche visant à consolider la confiance des acteurs du secteur et à promouvoir les opportunités qu’offre le sous-sol congolais.
Le lendemain, 10 février, le patron du Cadastre Minier a multiplié les échanges bilatéraux avec des sociétés minières, notamment MMG Kinsevere, avant de prendre part au Lualaba Investment Briefing, organisé par la Gouverneure du Lualaba, Fifi Masuka. Cette rencontre a permis de mettre en lumière le potentiel minier exceptionnel de la province, aujourd’hui considérée comme l’un des moteurs économiques du pays.
Mais c’est surtout le 11 février que la participation du Cadastre Minier a marqué les esprits.

Intervenant lors du traditionnel DRC Breakfast, plateforme stratégique de promotion du secteur minier congolais, Popol Mabolia Yenga a rappelé le rôle central du CAMI dans l’architecture de la gouvernance minière en RDC.
« Le Cadastre Minier constitue la porte d’entrée du secteur minier congolais », a-t-il expliqué, soulignant que l’institution assure la gestion du domaine minier, l’octroi et la sécurisation des droits miniers et de carrières ainsi que les mutations, contribuant ainsi à garantir la transparence et la stabilité du cadre d’investissement.
Devant un parterre d’investisseurs et de décideurs, il a également détaillé les différentes voies d’accès à un Permis d’Exploitation (PE), notamment à partir d’un Permis de Recherches (PR), par amodiation, cession ou partenariats, tout en insistant sur l’importance du respect strict des dispositions légales qui encadrent le secteur.
Le même jour, le Directeur Général du CAMI est intervenu au Sommet intergouvernemental du Mining Indaba, lors d’une session consacrée à la formalisation de l’exploitation minière artisanale et à petite échelle.
Dans son intervention, il a plaidé pour une structuration accrue du secteur artisanal, estimant que la formalisation constitue un levier essentiel pour améliorer la traçabilité des minerais, créer davantage de valeur ajoutée et intégrer pleinement cette activité dans l’économie nationale.
Parallèlement, Popol Mabolia Yenga a participé à plusieurs discussions internationales, notamment autour de la stratégie britannique relative aux minerais critiques, un enjeu majeur dans le contexte de la transition énergétique mondiale.
En marge du forum, le Directeur Général du CAMI a accordé plusieurs interviews aux médias spécialisés Geopolis et Mines.cd, revenant sur les réformes engagées et sur les perspectives d’évolution du secteur minier congolais.
Il y a notamment présenté la Vision 2025-2030 du Cadastre Minier, axée sur la modernisation des outils de gestion, le renforcement de la transparence administrative et l’amélioration du climat des affaires dans le secteur extractif.
La participation de la délégation du Cadastre Minier s’est finalement achevée le 12 février 2026 avec la cérémonie officielle de clôture du Mining Indaba.
Il sied de noter qu’au terme de ces échanges, une conviction s’est imposée. La RDC entend désormais consolider son image de destination minière stratégique, en misant sur une gouvernance modernisée et un cadre d’investissement plus lisible.
Joséphine Mawete


