Victorieux dans la douleur face à un Benfica audacieux (2-1), le Real Madrid d’Álvaro Arbeloa a validé son billet pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions sans pour autant rassurer ses socios. Entre fébrilité défensive et éclairs de génie individuels, la Casa Blanca avance sur un fil.
Privé de Kylian Mbappé, le Real Madrid a semblé manquer de repères dès le coup d’envoi. Sous l’impulsion de Vangelis Pavlidis, dont les appels incessants ont mis à mal l’arrière-garde madrilène, Benfica a rapidement pris l’initiative.
À la suite d’un centre dévié par Asencio vers son propre camp, Thibaut Courtois a dû sortir le grand jeu avec une parade miraculeuse. Mais la muraille belge n’a pu que retarder l’échéance : Rafa Silva, en deux temps, a glacé le Bernabéu dès la 13e minute (0-1).
Fidèle à sa légende, le Real ne reste jamais longtemps au tapis. Il n’aura fallu que trois minutes pour voir la réaction d’orgueil madrilène. Sur un service précis de Federico Valverde, Aurélien Tchouaméni a déclenché une frappe sans contrôle qui a surpris Trubin à son premier poteau (1-1, 16e).
Un but salvateur qui a stabilisé un navire merengue proche du tangage, sans pour autant lui redonner sa maîtrise habituelle. Le second acte a longtemps ressemblé à un bras de fer tactique, où le manque de créativité des hommes d’Arbeloa s’est fait sentir.
C’est finalement sur une phase de transition que la lumière est venue. Profitant d’un bloc portugais trop ambitieux, Vinícius Júnior a fait parler sa vitesse. Lancé dans un boulevard, le Brésilien a ajusté Trubin pour offrir l’avantage définitif aux siens (2-1, 79e).
Si le Real Madrid assure l’essentiel avec cette qualification pour les huitièmes, le chantier reste important. Sans sa star française et avec une défense parfois en difficulté face à la mobilité adverse, la Casa Blanca a gagné au métier et à l’expérience, mais sans réelle maîtrise technique.
Pour espérer aller au bout de la compétition, le Real Madrid devra retrouver davantage de sérénité.
Josaphat Mayi


