En séjour officiel en Tunisie, la ministre déléguée en charge des personnes vivant avec handicap, Irène Esambo, a multiplié des rencontres de haut niveau avec les autorités tunisiennes, dans le but de renforcer la coopération bilatérale en matière d’inclusion sociale et d’autonomisation des personnes vulnérables.
Au cours de cette mission, la ministre congolaise a notamment échangé avec Issam Lahmar, ministre tunisien des Affaires sociales, ainsi qu’avec Riadh Chaoued, ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle. Les discussions ont porté sur le partage d’expériences entre les deux pays, notamment en ce qui concerne les mécanismes d’inclusion sociale, les politiques d’autonomisation et les stratégies visant à améliorer l’employabilité des personnes vivant avec handicap.
La délégation congolaise a profité de ces échanges pour mettre en lumière les avancées réalisées en République démocratique du Congo sous l’impulsion du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Parmi les réformes évoquées figurent la création d’un ministère spécifiquement dédié aux personnes vivant avec handicap, l’élaboration d’un cadre légal adapté ainsi que plusieurs mesures administratives visant à renforcer la protection sociale des couches les plus vulnérables.
La mission a également été marquée par une série de visites de terrain dans des structures spécialisées tunisiennes. La ministre Irène Esambo s’est notamment rendue au Complexe socio-éducatif des enfants atteints de troubles du spectre de l’autisme, au Centre international de promotion des personnes handicapées de Gammarth, au Centre d’appareillage orthopédique de Ksar Said ainsi qu’à l’Institut Supérieur de l’Éducation Spécialisée de Manouba.
Ces descentes ont permis à la délégation congolaise de s’imprégner du modèle tunisien en matière de prise en charge des enfants autistes, de production de prothèses et d’orthèses de haute technologie, ainsi que des dispositifs d’insertion socioprofessionnelle des personnes vivant avec handicap. Une expérience jugée enrichissante, dans un contexte où la RDC ambitionne de renforcer ses propres capacités dans ce domaine.
Dans cette perspective, la ministre congolaise a plaidé pour un accompagnement technique accru de la Tunisie, notamment en matière de formation du personnel, de modernisation des centres spécialisés et de transfert d’expertise. Une convention de coopération bilatérale dans le domaine de l’appareillage orthopédique devrait d’ailleurs être signée prochainement entre les deux pays, traduisant la volonté commune de consolider ce partenariat.
La mission s’est enfin achevée par des échanges approfondis autour des mécanismes internationaux de protection des personnes vulnérables, avec un accent particulier sur les résolutions 1325 et 2475 des Nations unies, relatives respectivement à la participation des femmes aux processus de paix et à la protection des personnes vivant avec handicap en période de conflit.
La RDC s’engage à renforcer les politiques inclusives et à s’inspirer des meilleures pratiques internationales, dans l’objectif de garantir une meilleure prise en charge et une véritable autonomisation des personnes vivant avec handicap.
Lydia Mangala


