Dans l’organisation de leurs activités parlementaires, les députés nationaux ont adopté, ce vendredi 20 mars, le calendrier des travaux de la session ordinaire de mars, lors d’une plénière, présidée par le Président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara.
Avant d’entrer dans le vif du sujet, les élus ont observé une minute de silence en mémoire de plusieurs anciens parlementaires récemment disparus, parmi lesquels maman Nzunzi wa Mbombo. Un moment solennel qui a rappelé l’héritage et l’engagement de ceux qui ont marqué l’histoire de l’institution.
À l’ordre du jour figuraient l’adoption de l’ordre du jour ainsi que l’examen du projet de calendrier. Après validation du premier point, le rapporteur de l’Assemblée nationale, le professeur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, a présenté les grandes lignes du document, mettant en lumière les priorités et la structuration des travaux pour les semaines à venir.
Les échanges qui ont suivi ont été marqués par une participation active des députés, qui ont formulé diverses observations et recommandations. Ces contributions ont permis d’enrichir le document initial, avec l’intégration de nouvelles priorités et des ajustements visant à mieux répondre aux attentes nationales. Le calendrier a finalement été adopté, tout en restant ouvert à d’éventuelles mises à jour en fonction de l’évolution du contexte.
Le programme adopté se distingue par sa densité et son ambition. Il comprend notamment 10 matières non législatives, 23 initiatives parlementaires en cours d’examen, ainsi que 26 arriérés de matières législatives à traiter. À cela s’ajoutent six nouvelles matières introduites lors des discussions, traduisant la volonté des élus de ne laisser aucun dossier prioritaire en suspens.
Parmi les dossiers majeurs inscrits à l’agenda figure le projet de loi portant ratification de l’Accord de paix entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, signé le 27 juin 2025. Ce texte revêt une importance particulière dans un contexte régional toujours marqué par des défis sécuritaires persistants, notamment dans l’Est du pays.
Au-delà de la production législative, ce calendrier montre également le rôle central du Parlement dans le contrôle de l’action gouvernementale et le traitement des grandes questions nationales. Il témoigne d’une volonté affirmée des députés de conjuguer efficacité, rigueur et responsabilité dans l’exercice de leur mandat.
Avec cette adoption, l’Assemblée nationale se dote ainsi d’une feuille de route structurée, appelée à rythmer les travaux parlementaires de la session de mars, dans un contexte où les attentes des citoyens en matière de gouvernance, de sécurité et de développement restent particulièrement élevées.
Lydia Mangala


