Le gouvernement provincial de la ville de Kinshasa, sous l’impulsion du gouverneur Daniel Bumba Lubaki, poursuit l’opération de libération des emprises publiques situées aux abords du Marché Central. Cette initiative vise à restaurer l’ordre urbain, améliorer la salubrité publique et fluidifier la circulation dans cette zone stratégique de la capitale.
Depuis plusieurs semaines, les autorités provinciales ont lancé une vaste campagne de démolition des étalages illégaux, de dégagement des occupations anarchiques, de nettoyage et de réaménagement des avenues Bokasa, Rwakadingi, du Marais, du Marché, de l’École, du Plateau, Kasa-Vubu et Bolingo. Malgré ces actions, certaines installations illégales et activités commerciales persistent, ce qui a conduit à un durcissement des mesures.
Le communiqué officiel rappelle que tous les vendeurs, commerçants informels et occupants illégaux doivent libérer immédiatement ces espaces publics, sous peine de démolition de leurs installations, de saisie de leurs marchandises et d’évacuation forcée. Les acheteurs surpris en train de réaliser des transactions dans ces zones s’exposent également à des sanctions, la Police nationale étant chargée de faire respecter strictement ces dispositions.
Cette opération entre dans un cadre plus large de sécurisation urbaine visant à garantir un environnement plus sain, ordonné et sécurisé pour les usagers et opérateurs économiques. Le gouvernement provincial précise que ces mesures resteront en vigueur jusqu’à la réouverture du Marché Central, qui devra offrir un cadre modernisé.
Le ministre provincial en charge des Infrastructures, Travaux publics, Affaires foncières, Urbanisme et Habitat, Alain Tshilungu, a appelé les forces de l’ordre à faire appliquer ces mesures avec fermeté, soulignant l’importance de la collaboration entre autorités administratives, services de sécurité et population.
Cette opération marque une étape importante dans la modernisation de Kinshasa et dans la lutte contre l’occupation anarchique des espaces publics, un défi majeur pour la capitale congolaise.


Joëlle Luniongo


