Ce dimanche 29 mars 2026 dans l’ouest de Kinshasa, précisément l’entité de Mfuti, un important pas a été franchi dans la construction du pont du même nom, avec la pose spectaculaire d’une poutre de 45 tonnes, sous la supervision du ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda.
Il était exactement 10h18 lorsque l’imposante structure métallique a été acheminée sur le site à l’aide d’un engin spécialisé, un modèle rare en République démocratique du Congo. Selon les responsables de l’entreprise en charge des travaux, ce timing précis n’était pas anodin, mêlant organisation technique et symbolique. Sous les regards attentifs des autorités, des ingénieurs et des étudiants présents, la poutre a été installée avec succès, marquant une étape décisive dans l’évolution du chantier.
Sur place, l’ambiance était à la fois studieuse et festive. Des feux d’artifice ont été lancés par les équipes techniques pour saluer cette avancée, traduisant la fierté des travailleurs impliqués dans ce projet d’envergure. Le directeur général de l’Agence congolaise des grands travaux, Nico Nzau Nzau, également présent, a suivi de près les opérations, aux côtés du ministre.
Le pont Mfuti s’inscrit dans le vaste projet des rocades de Kinshasa, pensé pour désengorger la circulation dans la capitale et améliorer la mobilité urbaine. À terme, cette infrastructure stratégique devrait jouer un rôle essentiel dans la fluidification du trafic et le développement économique de la ville, en facilitant les échanges entre différentes zones.
Techniquement, l’ouvrage impressionne par ses dimensions et sa conception. Chaque segment du pont s’étend sur une trentaine de mètres et l’ensemble reposera sur des fondations profondément ancrées dans le sol, jusqu’à 20 mètres. Les travaux, prévus sur une durée relativement courte, mobilisent une expertise à la fois locale et internationale.
Le chantier se distingue également par l’introduction de technologies modernes. Des équipements pilotés par tablette tactile sont utilisés pour certaines opérations, témoignant d’une évolution dans les méthodes de construction en RDC. Cette innovation a particulièrement suscité l’intérêt des étudiants de la faculté polytechnique de l’Université de Kinshasa, venus observer et apprendre directement sur le terrain.

En s’adressant aux jeunes présents, le ministre John Banza a insisté sur l’importance de s’impliquer dans la transformation du pays, en s’inscrivant dans la dynamique de développement des infrastructures impulsée par le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Il a encouragé une nouvelle génération d’ingénieurs à contribuer activement à la modernisation du pays.
Porté par la société sino-congolaise SISC S.A., avec l’appui de partenaires techniques, ce projet incarne la volonté des autorités de doter Kinshasa d’infrastructures modernes et durables. Au-delà de l’aspect technique, la pose de cette poutre symbolise surtout une avancée concrète dans la transformation du paysage urbain de la capitale congolaise.
Lydia Mangala


